Frise chronologique
XIIe–XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Édifice roman avec nef unique et coupole.
1688
Visite canonique
Visite canonique
1688 (≈ 1688)
Premier document mentionnant son état délabré.
1757
Restauration de l'arc
Restauration de l'arc
1757 (≈ 1757)
Date gravée sur l'arc du chœur.
1876
Travaux de Meunier
Travaux de Meunier
1876 (≈ 1876)
Voûte en plâtre et lattis ajoutés.
21 mai 1947
Classement MH
Classement MH
21 mai 1947 (≈ 1947)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques.
1989
Découverte de peintures
Découverte de peintures
1989 (≈ 1989)
Fresques des XIVe–XVe siècles mises au jour.
2016
Restauration et fresque
Restauration et fresque
2016 (≈ 2016)
Fresque médiévale révélée sous peinture XIXe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 mai 1947
Personnages clés
| Pierre Benoît de Laubrenet - Alerteur en 1812 |
Signale l'état dégradé au préfet. |
| Architecte Meunier - Restaurateur en 1876 |
Réalise voûte et lattis à Périgueux. |
| Henri Audoynaud - Maître verrier (1870) |
Auteur de deux vitraux signés. |
| Louis Martin - Verrier (XXe siècle) |
Crée vitraux modernes pour l'église. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Atur, située dans le bourg d'Atur (commune de Boulazac Isle Manoire, Dordogne), est un édifice religieux construit aux XIIe–XIIIe siècles. Elle conserve un style roman malgré des modifications ultérieures, comme la voûte en plâtre ajoutée au XIXe siècle. Son histoire est mal documentée, mais des traces de destructions liées à la guerre de Cent Ans et aux guerres de Religion y sont probables. Le plus ancien document connu, un compte rendu de visite canonique de 1688, décrit une nef non voûtée, non pavée et dépourvue de vitraux.
En 1757, l'arc en plein cintre du chœur est restauré, comme l'indique une inscription. Au XIXe siècle, des travaux majeurs sont entrepris : en 1812, un particulier alerte le préfet sur l'état de l'édifice, et en 1876, l'architecte Meunier de Périgueux réalise la voûte en plâtre et les lattis. Des découvertes archéologiques récentes ont révélé des peintures murales des XIVe–XVe siècles, dont une fresque masquée sous une couche de peinture du XIXe, mise au jour en 2016. Ces éléments témoignent de son évolution architecturale et artistique.
L'église, à nef unique de 30 mètres de long, présente un portail sud du XVe siècle orné d'angelots et d'une tête grimaçante. Elle était initialement fortifiée, comme en attestent les mâchicoulis subsistants et le clocher carré contrebuté. La chapelle de la Vierge, voûtée d'ogives, abrite des culots sculptés (angelot et dragon) et une chambre de défense accessible par un escalier à vis. Son mobilier inclut une cuve baptismale octogonale du XVe siècle, un retable du XVIIIe, et des vitraux signés par Henri Audoynaud (1870) et Louis Martin (XXe siècle).
Classée monument historique en 1947, l'église protège deux objets remarquables : la cuve baptismale et un meuble de sacristie Louis XV. Son architecture mêle ainsi héritage médiéval (coupole octogonale, berceau roman) et ajouts postérieurs, reflétant les bouleversements historiques de la région. Les restaurations successives, comme celles de 1989 et 2016, ont permis de préserver ses décors peints et sa structure défensive, rares témoignages du Périgord central.