Construction chapelle initiale 1251 (≈ 1251)
Édification de la chapelle de hameau dédiée à saint Nicolas sous Bernard d'Amiens.
1547
Construction église actuelle
Construction église actuelle 1547 (≈ 1547)
Élévation de l'édifice actuel sur les bases de la chapelle initiale.
1647
Ajout de chapelles latérales
Ajout de chapelles latérales 1647 (≈ 1647)
Construction de deux chapelles latérales.
1749
Création de la paroisse
Création de la paroisse 1749 (≈ 1749)
Fondation officielle de la paroisse d'Estrées-lès-Crécy.
1838
Ajout de parties latérales
Ajout de parties latérales 1838 (≈ 1838)
Construction de parties latérales en brique.
1848
Remplacement du clocher
Remplacement du clocher 1848 (≈ 1848)
Le clocher-mur d'origine est remplacé par une tour de style classique.
1926
Classement monument historique
Classement monument historique 1926 (≈ 1926)
Le chœur et le transept sont inscrits au titre des monuments historiques.
2015-2017
Restauration récente
Restauration récente 2015-2017 (≈ 2016)
Travaux de réhabilitation et de restauration des voûtes et des parties extérieures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur et transept : inscription par arrêté du 19 février 1926
Personnages clés
Bernard d'Amiens
Seigneur ayant ordonné la construction de la chapelle initiale en 1251.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Estrées-lès-Crécy se situe dans la commune du même nom, dans la Somme, à une vingtaine de kilomètres au nord d'Abbeville. À l'origine, elle était une chapelle de hameau dédiée à saint Nicolas, construite en 1251 sous le seigneur Bernard d'Amiens. L'édifice actuel a été élevé en 1547 sur les bases de cette chapelle, tandis que l'abbaye de Forest-Montiers percevait la dîme. En 1647, deux chapelles latérales sont ajoutées. La paroisse d'Estrées est créée en 1749. Des travaux de réhabilitation sont entrepris aux XVIIIe et au début du XIXe siècle. En 1838, l'église est complétée par des parties latérales en brique et, en 1848, le clocher-mur d'origine est remplacé par une tour de style plus classique. Le chœur et le transept sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 19 février 1926. Des travaux de restauration sont menés entre 2015 et 2017. Après la mise en sécurité des voûtes du chœur et du transept en 2015-2016, l'édifice bénéficie en 2018 d'une première sélection par la Mission Bern en vue d'une restauration des parties extérieures, notamment des contreforts, afin de permettre la restauration de l'arc triomphal et des voûtes du transept et du chœur. Le chœur et le transept, construits en pierre et de style gothique flamboyant, sont plus élevés que la nef ; le chœur se termine par une abside à trois pans. La nef et le clocher associent briques et pierre. À l'intérieur, les voûtes du chœur et du transept sont en pierre et ornées de clés pendantes figurées et historiées — sainte Véronique, Christ en Majesté et agneau pascal — tandis que la nef est voûtée en bois. L'église conserve plusieurs œuvres et objets protégés : une Vierge au Calvaire en bois polychrome (XVIe siècle) et une sainte Anne assise en bois polychrome (XVIIe siècle) ; le maître-autel rocaille en bois partiellement doré avec tabernacle et ostensoir (XVIIIe siècle) ; quatre statues en terre cuite polychrome (saint Pierre, saint Jean au calvaire, sainte Barbe et saint Éloi) datées du début du XIXe siècle ; un saint Nicolas en bois doré (XIXe siècle) ; ainsi que les bancs en bois de la nef (XIXe siècle).