Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Évecquemont à Évecquemont dans les Yvelines

Patrimoine classé Eglise de style classique Eglise Renaissance et néo-Renaissance Architecture gothique rayonnant

Église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Évecquemont

  • 34-42 Rue d'Adhémar
  • 78740 Evecquemont
Église Notre-Dame-de-lAssomption dÉvecquemont
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Crédit photo : ℍenry Salomé - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Seconde moitié du XIIIe siècle
Construction du chœur
Vers 1565
Ajout du porche Renaissance
1738
Rénovation du XVIIIe siècle
1977-1978
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption : inscription par arrêté du 19 juillet 1926

Personnages clés

Nicolas Le Mercier Architecte attribué du porche Renaissance vers 1565.
Eugène Delaunay Architecte en chef des monuments historiques responsable de la restauration de 1977-1978.
Pierre Le Dart Peintre du tableau de la Visitation daté de 1665.
Luca Giordano Peintre attribué du tableau du repentir de saint Pierre vers 1690.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption

L'église Notre‑Dame‑de‑l'Assomption est une église catholique paroissiale située au centre d'Évecquemont, dans les Yvelines, en Île‑de‑France, sur la rive droite de la Seine, à l'emplacement où le massif de l'Hautil tombe vers la vallée. L'élévation nord de l'édifice est alignée sur la rue d'Adhémar et fait face à la mairie ; le portail se gagne par une rampe et un court escalier, tandis que le mur occidental et l'élévation sud sont enfermés dans le parc d'une propriété privée, de sorte qu'il n'existe pas de façade occidentale accessible depuis la voie publique. L'église, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 juillet 1926, dépend aujourd'hui du secteur paroissial de Meulan ; la messe dominicale y est célébrée un dimanche sur cinq à 9 h. Selon l'abbé Vital Jean Gautier, Évecquemont aurait été érigé en paroisse vers 990 et a fait partie de la dotation d'une collégiale fondée par Richard Sans Peur sur les ruines de l'abbaye de la Trinité de Fécamp ; le lieu est resté rattaché au chapitre puis à l'abbaye de Fécamp jusqu'à l'Ancien Régime et dépendait du doyenné de Meulan et de l'archidiaconé du Vexin français. Sur le plan architectural, l'édifice réunit des éléments de différentes époques : le chœur, de style gothique rayonnant, date de la seconde moitié du XIIIe siècle et se compose d'une travée droite flanquée de deux chapelles et d'une abside pentagonale, partie la mieux conservée et d'une valeur artistique affirmée. Le porche Renaissance, attribué par rapprochement à Nicolas Le Mercier et daté vers 1565, ainsi que le bas‑côté nord de la même époque, contrastent avec une nef, la base du clocher et le croisillon nord qui présentent des influences néo‑classiques et des remaniements datés du XVIIIe siècle, la date de 1738 étant gravée sur le mur extérieur du bas‑côté. D'importants travaux de consolidation et de restauration ont été menés en 1977‑1978 sous la direction de l'architecte en chef des monuments historiques Eugène Delaunay ; ces interventions ont porté sur le porche, le bas‑côté nord, le chœur et les chapelles, mais l'intérieur du bas‑côté nord n'a pas été entièrement traité et un étrésillon en bois subsiste dans la première travée. L'édifice a un plan dissymétrique : une nef non voûtée de quatre travées accompagnée d'un bas‑côté nord voûté d'ogives, une base de clocher simplement plafonnée dans l'axe, un croisillon au nord, et l'ensemble du chœur voûté avec ses chapelles latérales ; l'accès principal se fait par le portail sous le porche Renaissance au nord. La nef est une vaste salle rectangulaire au caractère sobre et massif ; son plafond en bois enduit et mouluré imite un plafond à caissons, tandis que les grandes arcades en plein cintre ouvrent côté nord sur le bas‑côté et paraissent résulter d'une reconstruction du milieu du XVIIIe siècle dont les parties supérieures ont été bouchées par les voûtes du bas‑côté. Le bas‑côté nord présente une première travée différenciée par un sol plus bas et une voûte plus élevée ; ses voûtes et ses arcs montrent un tracé sommaire et des clés de voûte ornées de motifs naïfs (calice, tête d'ange, figure de saint) recouverts d'une épaisse couche de plâtre et d'un décor peint en faux‑appareil sans doute lié aux travaux de 1738. Des vestiges Renaissance subsistent : des chapiteaux corinthiens portant des fûts engagés et trois fenêtres à remplage caractéristique (deux formes en plein cintre surmontées d'un oculus). La croisée du transept, plus étroite que la nef, offre une architecture dépouillée d'allure néo‑classique avec impostes et piliers carrés ; une arcade sud bouchée et percée d'une fenêtre en anse de panier témoigne d'aménagements postérieurs, tandis que des arcades en tiers‑point vers le bas‑côté indiquent des percements gothiques. Le chœur et ses chapelles se distinguent par une exécution soignée : ogives, formerets et doubleaux partagent un profil caractéristique, les clés de voûte sont sculptées et les tailloirs hexagonaux portent des chapiteaux ornés de feuilles polylobées ; les formerets forment des faisceaux de trois fines colonnettes et les bases des fûts présentent les profils typiques du rayonnant tardif. La chapelle nord, dédiée à la Visitation, est voûtée d'ogives et a subi des restaurations au XIXe siècle qui ont notamment peint les voûtains en bleu parsemés d'étoiles dorées ; la chapelle sud est très peu profonde et semble avoir été inachevée ou partiellement démolie lors des campagnes de reconstruction. À l'extérieur, le porche Renaissance est l'élément ornemental majeur : il s'ouvre sur deux colonnes frontales cannelées à chapiteaux corinthiens reposant sur des stylobates et supporte un entablement sculpté (soffite à entrelacs et rosettes, métope alternant motifs floraux et corbeaux à feuilles d'acanthe, frise à grecques et fleurs stylisées) ; la voûte du porche est en berceau et la clé d'arc sert de console médiane à l'architrave. Le croisillon nord et la tour du clocher présentent, en revanche, un appareil rustique en moellons noyés dans le mortier, et les baies du beffroi restent sans décor ; les contreforts et corniches de l'abside et de la chapelle orientale montrent des aménagements et des restaurations successives dont l'authenticité varie selon les éléments. L'église sonne deux cloches modernes : la plus grosse dite « Caroline Charlotte » (diamètre 950 mm), baptisée en 1887, et la seconde, « Magdeleine » (diamètre 850 mm), baptisée en 1889, toutes deux fondues par Dubuisson et Fils à Paris. Le mobilier comprend plusieurs pièces remarquables ; trois d'entre elles sont classées au titre des objets : deux statues en pierre provenant de la chapelle de Thun et offertes par le châtelain local, et un tableau à l'huile. La statue de saint Hilaire (162 cm) date du XVIe siècle et est classée depuis juillet 1912, la statue de sainte Catherine (156 cm) est du XVIIe siècle et classée depuis janvier 1905. Le tableau du repentir de saint Pierre, huile sur toile d'environ 94 × 76 cm datée vers 1690 et attribuée à Luca Giordano, a été exposé au musée des beaux‑arts de Bilbao en 2000, restauré en 2011 et classé en juin 2013. Le tableau de retable de la chapelle nord représentant la Visitation, daté de 1665 et signé Le Dart, est attribué à Pierre Le Dart et a été restauré en 2007‑2008 ; d'autres toiles (l'Adoration des bergers, la Vierge à l'Enfant) existent mais sont insuffisamment documentées.

Liens externes