Frise chronologique
1764–1778
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église
1764–1778 (≈ 1771)
Par Antoine Spinelli pour le duc de Savoie.
17 mai 1772
Première consécration
Première consécration
17 mai 1772 (≈ 1772)
Cérémonie présidée par l'évêque de Nice.
26 septembre 1777
Consécration des cloches
Consécration des cloches
26 septembre 1777 (≈ 1777)
Marie-Madeleine et Laurence bénies.
17 mai 1779
Consécration définitive
Consécration définitive
17 mai 1779 (≈ 1779)
Église officiellement dédiée.
5 décembre 1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection par l'État français.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame de l'Assomption (cad. AL 272) : classement par arrêté du 5 décembre 1984
Personnages clés
| Antoine Spinelli - Architecte |
Conçoit l'église entre 1764 et 1778. |
| Charles-Emmanuel III de Savoie - Duc de Savoie |
Commanditaire de la reconstruction. |
| Charles-François Fighiera - Prieur d'Èze |
Organise consécrations et dons de reliques. |
| Francis Blanche - Acteur (1921–1974) |
Enterré dans l'église, épitaphe célèbre. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Èze a été reconstruite entre 1764 et 1778 par l'architecte italien Antoine Spinelli, à la demande du duc Charles-Emmanuel III de Savoie, pour remplacer un édifice en ruine. Bien que la cérémonie de consécration ait eu lieu le 17 mai 1772, les travaux n'étaient pas encore achevés en 1778, comme en témoigne l'acte de paiement final daté du 7 décembre 1778. Le prieur Charles-François Fighiera joua un rôle clé dans sa finalisation, obtenant notamment la consécration de deux cloches, Marie-Madeleine et Laurence, le 26 septembre 1777.
L'église, classée Monument Historique le 5 décembre 1984, allie une façade néoclassique sobre, ornée de pilastres corinthiens, à un intérieur baroque richement décoré. Son clocher, ajouté au XIXe siècle, a subi plusieurs dommages dus à la foudre, perdant sa coupole d'origine. Le mobilier liturgique, incluant des reliquaires, des tableaux (comme La Vierge de Pitié et La Nativité), et des chandeliers, reflète son importance patrimoniale.
Parmi les éléments notables, on compte les reliques de saint Germain, offertes par le prieur Fighiera en 1778, et la sépulture de l'acteur Francis Blanche (1921–1974), dont l'épitaphe humoristique — « Laissez-moi dormir, j'étais fait pour ça »— attire les visiteurs. L'édifice, propriété de la commune, incarne à la fois l'héritage savoyard et l'art sacré baroque niçois.