Frise chronologique
milieu du XIIe siècle
Construction des parties romanes
Construction des parties romanes
milieu du XIIe siècle (≈ 1250)
Façade occidentale et collatéral sud de la nef.
XIIIe siècle
Agrandissement et voûtement gothique
Agrandissement et voûtement gothique
XIIIe siècle (≈ 1350)
Chœur retouché, croisée du transept modifiée.
fin du XVe siècle
Construction du clocher-tour
Construction du clocher-tour
fin du XVe siècle (≈ 1595)
Remplacement après destruction pendant la guerre de Cent Ans.
XVIe siècle
Ajout de la chapelle Renaissance
Ajout de la chapelle Renaissance
XVIe siècle (≈ 1650)
Chapelle nord du chœur, style Renaissance tardive.
1700s
Portail classique occidental
Portail classique occidental
1700s (≈ 1700)
Remplacement du portail roman par un portail du XVIIIe siècle.
2 août 1915
Classement monument historique
Classement monument historique
2 août 1915 (≈ 1915)
Protection officielle de l'édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 2 août 1915
Personnages clés
| Bernard Duhamel - Historien et auteur |
A étudié les églises du Vexin français. |
| Bartholomé N... - Curé d'Haravilliers |
Décédé en 1366, dalle funéraire conservée. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Haravilliers, située dans le Val-d'Oise, est un édifice catholique dont les parties les plus anciennes remontent au milieu du XIIe siècle, notamment la façade occidentale et le collatéral sud de la nef, de style roman tardif. Son histoire est marquée par des agrandissements et modifications successives, reflétant les évolutions architecturales des XIIIe, XVIe et XVIIe siècles. L'église, de plan irrégulier, conserve des traces de chaque période, à l'exception du XVIIe siècle où aucun travail majeur n'est attesté. Son clocher-tour, édifié à la fin du XVe siècle après la destruction du clocher central pendant la guerre de Cent Ans, domine l'élévation méridionale.
Au XIIe siècle, l'église était probablement une nef-grange charpentée, sans arcades ni chapiteaux, avant d'être subdivisée en trois vaisseaux pour permettre son voûtement gothique. Les voûtes actuelles, en tiers-point avec des clés de voûte ornées de feuillages, datent au plus tôt du XIIIe siècle, période à laquelle le chœur et son collatéral furent retouchés. Le XVIe siècle voit l'ajout d'une chapelle Renaissance au nord du chœur, tandis qu'au XVIIIe siècle, un portail classique remplace l'entrée occidentale. Classée monument historique en 1915, l'église présente une singularité régionale : ses collatéraux, voûtés à la même hauteur que le vaisseau central.
L'intérieur, bien que remanié, révèle des éléments gothiques comme les piliers cylindriques et les chapiteaux à décor végétal, tandis que l'extérieur conserve des traces romanes, notamment la tourelle d'escalier octogonale coiffée d'un lanternon. Les fenêtres, de styles variés (roman, gothique primitif, Renaissance), illustrent les campagnes de reconstruction successives. Le mobilier comprend six éléments classés, dont une Vierge de Pitié du XVe siècle et un maître-autel du XVIIIe siècle, bien que certains objets aient été volés ou déplacés.
La guerre de Cent Ans a laissé des marques visibles, avec la destruction du clocher central primitif, remplacé par l'actuel clocher-tour flamboyant, sobre et dépourvu de décoration exubérante. Les restaurations du XIXe siècle ont complété les transformations, tout en préservant l'hétérogénéité stylistique de l'édifice. Aujourd'hui, l'église, entourée de son cimetière, reste un témoignage architectural complexe, reflétant près de six siècles d'histoire locale.
Le plan dissymétrique de l'église, avec un vaisseau central bordé de collatéraux étroits, et l'absence de transept visible, résultent des remaniements successifs. Les contreforts, les corniches et les baies, de factures variées, soulignent cette évolution. Malgré les dégâts causés par l'humidité et les réparations sommaires, l'édifice conserve une unité visuelle grâce à la cohérence des voûtes et à la hauteur uniforme des vaisseaux.