Frise chronologique
989
Première mention écrite
Première mention écrite
989 (≈ 989)
Prieuré cité dans le cartulaire d’Évron.
XIe–XIIe siècles
Peintures romanes
Peintures romanes
XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Fresques découvertes dans le chœur en 1984.
1422
Enterrement daté
Enterrement daté
1422 (≈ 1422)
Squelette avec monnaie d’Henri V ou VI.
début XVIIe siècle
Agrandissement post-guerres
Agrandissement post-guerres
début XVIIe siècle (≈ 1704)
Ajout des bas-côtés à la nef.
juin-juillet 1799
Affrontement révolutionnaire
Affrontement révolutionnaire
juin-juillet 1799 (≈ 1799)
Église pillée, presbytère incendié.
24 avril 1989
Inscription MH
Inscription MH
24 avril 1989 (≈ 1989)
Inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale (cad. AT 277) : inscription par arrêté du 24 avril 1989
Personnages clés
| Abbé Angot - Historien local |
Auteur de l’hypothèse erronée de 1612. |
| Henri V ou Henri VI - Rois d’Angleterre |
Effigie sur monnaie trouvée en 1422. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Bais, bien que souvent associée à une reconstruction totale en 1612 par l’abbé Angot, révèle des origines bien plus anciennes. Des fouilles dans les années 1980 ont mis au jour des peintures romanes des XIe–XIIe siècles dans le chœur, ainsi qu’une abside circulaire antérieure à l’an mil, confirmant son existence dès le Haut Moyen Âge. Ces vestiges correspondent au prieuré mentionné dans le cartulaire de l’abbaye d’Évron en 989, prouvant une continuité d’occupation religieuse sur le site, malgré des reconstructions successives.
Au XVIIe siècle, après les guerres de Religion, l’église fut agrandie par l’ajout de bas-côtés à la nef d’origine, empiétant sur un ancien cimetière où des squelettes furent découverts. Le chœur roman, en revanche, fut préservé. Les fresques des XIIe, XIIIe et XVIe siècles, classées en 1988, illustrent des scènes de la vie du Christ et témoignent de la richesse artistique de l’édifice à travers les siècles. Ces éléments contredisent l’hypothèse d’une reconstruction totale en 1612.
Pendant la Révolution, en 1799, l’église devint un champ de bataille lors d’un affrontement entre Républicains et Chouans. Les tombes furent profanées et le presbytère voisin incendié, détruisant une grande partie des archives locales. Seule trace écrite subsistante : le cartulaire d’Évron. Les fouilles ont aussi révélé un squelette daté vers 1422, associé à un « blanc d’argent » à l’effigie d’Henri V ou VI d’Angleterre, situant cet enterrement en pleine guerre de Cent Ans.
Les transformations majeures, comme l’ajout des bas-côtés ou les dégâts révolutionnaires, n’ont pas altéré l’orientation originelle de l’église, conservée depuis le Haut Moyen Âge. Inscrite à l’inventaire des monuments historiques en 1989, elle incarne aujourd’hui un patrimoine à la fois religieux, artistique et mémoriel, marqué par les conflits et les reconstructions qui ont façonné la Mayenne.