Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle castrale romane dans l'enceinte du château.
1715
Peinture de l'Assomption
Peinture de l'Assomption 1715 (≈ 1715)
Réalisée par François Joseph Vaincque pour le retable.
XVIe et XVIIe siècles
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles XVIe et XVIIe siècles (≈ 1750)
Agrandissement de l'édifice médiéval.
31 octobre 1912
Classement monument historique
Classement monument historique 31 octobre 1912 (≈ 1912)
Protection officielle de l'édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Beynac : classement par arrêté du 31 octobre 1912
Personnages clés
François Joseph Vaincque - Peintre
Auteur de l'Assomption du retable (1715).
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame de l'Assomption
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Beynac est une ancienne église seigneuriale située dans le département de la Dordogne, sur la commune de Beynac-et-Cazenac. À l'origine chapelle castrale romane, elle fut construite au XIIe siècle à l'intérieur de la première enceinte du château de Beynac. Son plan rectangulaire, datant des XIIe et XIIIe siècles, fut enrichi aux XVIe et XVIIe siècles par l'ajout de deux chapelles. L'édifice, couvert de lauzes, est orienté selon l'axe traditionnel est-ouest, avec un clocher-mur à cinq baies campanaires dominant le portail.
L'église présente une nef à trois travées, deux chapelles et un chœur de style gothique, caractérisés par des croisées d'ogives ornées de clés de voûte peintes ou sculptées. Elle abrite une chaire et un retable monumental du XVIIe siècle, classé au titre des monuments historiques. Ce retable en bois, mesurant 6,5 mètres de large sur 5 de haut, expose une peinture centrale représentant l'Assomption, réalisée en 1715 par François Joseph Vaincque d'après Rubens. Un tabernacle en bois doré du XVIIIe siècle, également classé, complète cet ensemble.
Classée au titre des monuments historiques depuis le 31 octobre 1912, l'église se distingue par son chevet plat et ses modillons sculptés. Elle incarne l'architecture religieuse médiévale du Périgord noir, mêlant influences romanes et gothiques. Son emplacement en hauteur, dominant la vallée de la Dordogne, souligne son rôle historique dans le paysage local.
L'édifice conserve des éléments architecturaux remarquables, tels que les culs-de-lampe et les clés de voûte, témoignant de son évolution à travers les siècles. Les ajouts des XVIe et XVIIe siècles reflètent les transformations liturgiques et artistiques de l'époque moderne, tout en préservant la structure médiévale d'origine. L'église reste un exemple significatif du patrimoine religieux et seigneurial de la région.