Propriété de la commune ; propriété d'une société privée
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1568
Destruction initiale
Destruction initiale 1568 (≈ 1568)
L'église gothique primitive est détruite par les protestants.
1680
Reprise des travaux
Reprise des travaux 1680 (≈ 1680)
Les travaux de reconstruction reprennent après les troubles religieux.
1711
Achèvement des voûtes
Achèvement des voûtes 1711 (≈ 1711)
Les voûtes de l'église sont montées et achevées.
1760
Fin de la façade
Fin de la façade 1760 (≈ 1760)
La façade occidentale est terminée par Jean Marsaudon.
1801
Retour au culte
Retour au culte 1801 (≈ 1801)
L'église est rendue au culte après le Concordat.
XIXe siècle
Restaurations majeures
Restaurations majeures XIXe siècle (≈ 1865)
Plusieurs restaurations ont lieu, notamment la toiture, les verrières et la façade.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, en totalité, et le portique attenant à l'église fermant sur la rue la parcelle 88 (cad. AD 88, 89) : inscription par arrêté du 26 novembre 1998
Personnages clés
Michel Marsaudon
Architecte ayant conçu la façade de l'église.
Jean Marsaudon
Architecte ayant achevé la façade conçue par son père.
Pétain
Figure politique associée au financement de l'État pour les travaux et le vitrail de 1943.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Casteljaloux, ancienne collégiale située en Lot‑et‑Garonne, est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 26 novembre 1998. Une église gothique primitive, sous le même vocable, existait au XVe siècle et abritait un chapitre de chanoines ; elle fut détruite par les protestants en 1568. Le chapitre entreprit la reconstruction en conservant les fondations gothiques et le plan ancien, mais les troubles religieux des XVIe et XVIIe siècles et la conversion d'une grande partie de la population au protestantisme retardèrent les travaux. Dans les années 1680 la reprise des travaux devint nécessaire en raison de la pression catholique et des reconversions, et leur financement, notamment par une taxe sur le vin, provoqua des oppositions avec une jurande en partie protestante. En 1684 les chanoines avaient élevé le rez‑de‑chaussée sur les fondations antérieures ; en 1710 il restait à monter les voûtes, opération achevée en 1711, la clé de la deuxième travée portant cette date. En 1732 la façade et le clocher restaient à construire ; les travaux connurent des interruptions liées au financement. De 1758 à 1763 Jean Marsaudon acheva la façade conçue en 1733 par son père Michel Marsaudon, architecte du duc de Bouillon, duc d'Albret, et la façade occidentale fut ainsi terminée dans les années 1760. En 1791 on fit enlever les armes du duc de Bouillon gravées sur le frontispice. Le Concordat de 1801 rendit l'église au culte, mais l'édifice était alors en très mauvais état, notamment la toiture. Des restaurations eurent lieu au XIXe siècle : en 1857 des verrières furent consacrées à la Vierge et en 1863‑1864 le chœur et le maître‑autel furent restaurés. La durée des travaux, les interruptions et la pluralité des maîtres d'œuvre ont fragilisé le couvrement, comme l'indiquent deux clés de voûte datées de 1831 et de 1943. En 1899‑1900 la façade fut restaurée et les niches furent ornées des statues des saints patrons de la cité, Saint‑Michel et Saint‑Raphaël ; la participation financière de l'État lors de ces travaux explique la présence, sur le fronton, de la devise républicaine « LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ». L'édifice offre un plan composé d'une nef unique ouvrant sur un chœur à pan coupé et bordé de chapelles ; son originalité tient au mélange d'éléments classiques et gothiques, la nef étant voûtée sur croisées d'ogives. Au‑dessus de l'orgue se trouve un vitrail posé en 1943 représentant saint Philippe et saint François, avec sous le premier une francisque et sous le second une ancre marine ; installé au cours de travaux menés pendant huit mois, ce vitrail a été interprété comme un remerciement à Pétain pour le financement de l'État.