Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de l'église primitive
Construction de l'église primitive
XIIe siècle (≈ 1250)
Chœur, transept et 5e travée de nef
1344
Décès d'Isabeau de Grancey
Décès d'Isabeau de Grancey
1344 (≈ 1344)
Gisant conservé dans l'église
1719
Effondrement de la nef
Effondrement de la nef
1719 (≈ 1719)
Destruction partielle du monument
1734
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1734 (≈ 1734)
Travaux post-effondrement
15 novembre 1926
Classement Monument historique
Classement Monument historique
15 novembre 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté
2002
Restauration de la flèche
Restauration de la flèche
2002 (≈ 2002)
Reconstruction à l'identique
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 15 novembre 1926
Personnages clés
| Isabeau de Grancey - Noble décédée en 1344 |
Gisant funéraire dans l'église |
| Joseph Besnard - Peintre verrier |
Auteur des vitraux |
| Grivaud - Architecte (XVIIIe siècle) |
Travaux sur la nef en 1770 |
| Desnouelles - Charpentier (XVIIIe siècle) |
Reconstruction de la nef |
| Rousselot - Inspecteur des Forêts |
Auteur d'un dessin en 1856 |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Ciel, située dans le département de Saône-et-Loire, trouve ses origines au XIIe siècle avec la construction de son chœur, de son transept et de la dernière travée de la nef, seuls vestiges de l’édifice roman primitif. Dès le XIIIe siècle, elle dépendait de l’abbaye Saint-Pierre de Chalon. Les parties romanes conservées, comme les chapiteaux sculptés de motifs végétaux ou les absidioles voûtées en cul-de-four, témoignent de cette période. Un dessin de 1856 par Rousselot, inspecteur des Forêts, offre l’une de ses plus anciennes représentations figurées.
La nef et le clocher actuels résultent de reconstructions postérieures à des effondrements, notamment celui de 1719, qui détruisit une partie de l’édifice. La nef fut reconstruite en 1734, puis remaniée en 1770 par l’architecte Grivaud et le charpentier Desnouelles. Le clocher, haut de 49 mètres et recouvert de briques vernissées rouges et noires, fut érigé au XVIIIe siècle et restauré à l’identique après plusieurs foudroiements, dont la dernière reconstruction date de 2002. Les voûtes en brique du vaisseau central, supportées par des pilastres en ciment, datent quant à elles du début du XXe siècle.
L’église abrite un mobilier remarquable, dont les stalles du chœur aux miséricordes médiévales et le tombeau d’Isabeau de Grancey (décédée en 1344), épouse du dernier seigneur de Verdun de la lignée des Vidonides. Ce gisant, endommagé lors de l’effondrement de 1719, illustre l’importance funéraire du lieu. Les vitraux, signés par le peintre verrier Joseph Besnard, et la coupole sur pendentifs du transept complètent ce patrimoine architectural.
Classée Monument historique depuis 1926, l’église reste un lieu de culte catholique actif, rattaché au diocèse d’Autun et à la paroisse Saint-Jean-Baptiste-des-Trois-Rivières. Son histoire reflète les évolutions architecturales et religieuses de la Bourgogne, depuis l’art roman jusqu’aux restaurations modernes, tout en conservant des éléments médiévaux comme les modillons des corniches ou les chapiteaux à décor végétal.
Les sources mentionnent également des traces de réutilisation de matériaux, comme des briques estampillées « HEITCHLIN & BRILL CHALON S SAONE », probablement issues de l’ancienne flèche. Les travaux du XIXe siècle, menés par l’architecte Girard fils en 1859, révélèrent des vestiges de l’ancien lambrissage en bois de sapin, confirmant les transformations successives de l’édifice.