Construction de l'église 1781-1785 (≈ 1783)
L'église est construite en utilisant les pierres de la chapelle Notre-Dame du château.
1787
Peintures murales
Peintures murales 1787 (≈ 1787)
Léonard Isler réalise des peintures murales illustrant les mystères du rosaire.
1816
Construction du clocher
Construction du clocher 1816 (≈ 1816)
Le clocher à bulbe est ajouté à l'église.
1895
Première rénovation
Première rénovation 1895 (≈ 1895)
Une première rénovation de l'église est jugée maladroite.
1973
Incendie du clocher
Incendie du clocher 1973 (≈ 1973)
Le clocher est frappé par la foudre, provoquant d'importants dégâts.
1974
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher 1974 (≈ 1974)
Les Monuments historiques financent la reconstruction et la réfection de la toiture.
1978-1982
Restauration des fresques
Restauration des fresques 1978-1982 (≈ 1980)
Les fresques de l'église sont restaurées.
5 mars 2004
Classement historique
Classement historique 5 mars 2004 (≈ 2004)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
2009-2011
Nouvelle rénovation
Nouvelle rénovation 2009-2011 (≈ 2010)
L'église fait l'objet d'une nouvelle rénovation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église dans son ensemble (cad. A 451) : classement par arrêté du 5 mars 2004
Personnages clés
Mathole
Architecte attribué à la construction de l'église.
Léonard Isler
Peintre des fresques murales illustrant les mystères du rosaire.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
L'église Notre-Dame de l'Assomption se dresse dans le hameau du Vuaz, sur la commune de Cordon en Haute-Savoie. Elle remplace la chapelle Notre-Dame du château, dont les pierres, ainsi que celles du presbytère, ont été réutilisées pour sa construction, menée de 1781 à 1785 pour un coût de 4 800 livres. Le plan est attribué à l'architecte Mathole, nommé Giovanni Pietro ou Jean-Pierre selon les sources ; il reprend fidèlement celui de l'église de Saint‑Nicolas‑la‑Chapelle, avec des extrémités de transept carrées et un clocher légèrement plus élevé. La nef comprend deux travées, le transept une travée et le chœur à chevet droit est profond de deux travées ; l'édifice adopte un plan en croix centré sur une coupole, caractéristique de l'art baroque savoyard, et comporte quatre autels latéraux. Le clocher à bulbe, doté d'un lanternon ajouré et de baies jumelles reposant sur des colonnettes, date de 1816. Les murs du chœur et la coupole sont ornés de peintures murales réalisées en 1787 par Léonard Isler, qui illustre les mystères du rosaire : les mystères joyeux dans la coupole, les mystères douloureux sur les voûtes de l'avant‑chœur et des croisillons, et les mystères glorieux dans la nef ; le chœur accueille par ailleurs la Cène et le sacrifice d'Isaac, et les pendentifs de la coupole représentent les quatre évangélistes. Une première rénovation, jugée maladroite, a eu lieu en 1895. Le clocher a été frappé par la foudre en 1973 ; l'incendie et l'eau d'extinction ont provoqué d'importants dégâts, puis l'intervention des Monuments historiques en 1974 a permis de financer la reconstruction et la réfection de la toiture, le bulbe ayant été recouvert d'acier "patiné" pour en rappeler l'aspect ancien. Les fresques ont été restaurées entre 1978 et 1982, et l'église a fait l'objet d'une nouvelle rénovation de octobre 2009 à juillet 2011. L'édifice est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 5 mars 2004. À l'intérieur, la composition architecturale et les décors peints témoignent de l'importance du programme iconographique lié au rosaire et de la place de l'art baroque dans la région.