Frise chronologique
1143
Première mention écrite
Première mention écrite
1143 (≈ 1143)
Charte de l'archevêque de Bourges citant la paroisse.
1153-1154
Bulle papale
Bulle papale
1153-1154 (≈ 1154)
Confirme la dépendance au monastère du Vigan.
Fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Initiée par le chapitre du Vigan et les Thémines.
Début XIIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
Début XIIIe siècle (≈ 1304)
Ajout de portails et avant-corps.
XVe siècle
Agrandissement du clocher
Agrandissement du clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Transformation en refuge au-dessus du transept.
30 mai 1978
Classement monument historique
Classement monument historique
30 mai 1978 (≈ 1978)
Inscription officielle au titre des monuments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 906) : inscription par arrêté du 30 mai 1978
Personnages clés
| Archevêque de Bourges - Autorité religieuse |
Auteur de la charte de 1143 citant Fajoles. |
| Famille de Thémines - Seigneurs locaux |
Commanditaires et propriétaires de la seigneurie. |
| Chapitre du monastère du Vigan - Institution religieuse |
Co-initiateur de la construction de l'église. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Fajoles est une église catholique située dans le département du Lot, en région Occitanie. Datant de la fin du XIIe siècle, elle est mentionnée pour la première fois dans une charte de l'archevêque de Bourges en 1143, puis dans une bulle de 1153-1154, comme dépendant du chapitre du monastère du Vigan. Sa construction est attribuée à l'initiative conjointe du chapitre du Vigan et des barons de Thémines, famille détentrice de la seigneurie locale.
L'accès originel à l'édifice se faisait par un portail situé dans le bras sud du transept, richement décoré de chapiteaux sculptés. Ce bras abritait également la chapelle seigneuriale de la famille de Thémines. Au début du XIIIe siècle, des modifications furent apportées, dont l'ajout d'un avant-corps devant le portail sud, un nouveau portail sur la façade sud, et un petit portail à l'ouest pour faciliter l'entrée des fidèles.
Au XVe siècle, la tour-clocher, située à la croisée du transept, fut agrandie vers le nord et le sud pour servir de refuge. L'église, de plan en croix latine avec une nef unique, fut inscrite au titre des monuments historiques le 30 mai 1978. Son architecture et son histoire reflètent les influences religieuses et seigneuriales de la région durant le Moyen Âge.
Les sources historiques, comme les archives de l'archevêché de Bourges et les bulles papales, attestent de son importance dans le réseau paroissial médiéval. Les remaniements ultérieurs, notamment les portails ajoutés et l'agrandissement du clocher, illustrent son adaptation aux besoins liturgiques et défensifs au fil des siècles.