Frise chronologique
Moyen Âge
Construction de l'église
Construction de l'église
Moyen Âge (≈ 1125)
Édifice roman initial comme chapelle seigneuriale.
1686
État des paroisses
État des paroisses
1686 (≈ 1686)
Mademoiselle de Fénelon en est la dame.
1992
Première protection
Première protection
1992 (≈ 1992)
Inscription aux monuments historiques.
2009
Rénovation
Rénovation
2009 (≈ 2009)
Restauration des vitraux et de l’édifice.
22 décembre 2016
Protection étendue
Protection étendue
22 décembre 2016 (≈ 2016)
Arrêté incluant sol et vestiges archéologiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité, ainsi que le sol de la parcelle pouvant receler des vestiges archéologiques (cad. D 169) : inscription par arrêté du 22 décembre 2016
Personnages clés
| Mademoiselle de Fénelon - Dame de Fontaine-Chalendray (XVIIe siècle) |
Propriétaire citée dans l’état des paroisses. |
| Marquis de Laval - Seigneur de Fontaine-Chalendray (XVIIe siècle) |
Successeur de Mademoiselle de Fénelon selon les archives. |
| Fénelon - Évêque et écrivain (XVIIe-XVIIIe siècle) |
Aura officié dans la chapelle locale. |
| Abbé Mulot - Historien local |
A transmis des pages d’histoire du village. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Fontaine-Chalendray, édifiée au Moyen Âge, était à l’origine la chapelle privée d’un château aujourd’hui disparu. Son architecture romane se caractérise par une façade occidentale encadrée de contreforts plats et un portail à trois voussures, surmonté d’une représentation des douze apôtres, dont les têtes ont été endommagées. Le chevet, de forme rectangulaire, est rythmé par de grandes arcatures et célèbre pour l’équilibre de ses proportions. Rénovée en 2009, l’église conserve des vitraux d’époques variées, certains médiévaux et d’autres contemporains.
Fontaine-Chalendray, où se dresse l’église, appartenait historiquement à des familles nobles successives, dont les vicomtes d’Aulnay dès l’époque carolingienne, puis les Clermont-Nesle, les Montberon, et enfin les Montmorency-Laval au XVIIe siècle. Ces seigneurs, liés par des alliances matrimoniales, ont marqué l’histoire locale jusqu’au XIXe siècle. Selon un état des paroisses de 1686, la terre était alors détenue par Mademoiselle de Fénelon, avant de passer au marquis de Laval. Le village, centré sur une exploitation agricole gallo-romaine (villa), s’est développé autour d’une source, à l’origine de la rivière Antenne.
L’église, classée aux monuments historiques en 1992 puis protégée en totalité par un arrêté de 2016, témoigne de l’importance religieuse et seigneuriale du lieu. Son inscription inclut également le sol environnant, susceptible de receler des vestiges archéologiques. La commune, rurale et marquée par une occupation agricole dominante, conserve aussi les traces d’une motte médiévale et de puits anciens, reflétant son passé féodal et agricole.
La région, soumise à un climat océanique, a vu son économie reposer historiquement sur la viticulture et les céréales, comme le mentionne un document du XVIIe siècle. La vallée de l’Antenne, où prend source la rivière éponyme, est aujourd’hui classée en site Natura 2000, soulignant son patrimoine naturel complémentaire à celui, bâti, de l’église.