Accord de construction 1292 (≈ 1292)
Convention entre consuls de Gimont et abbaye de Planselve
1331
Début des travaux
Début des travaux 1331 (≈ 1331)
Date gravée sur la façade
XVIe-XVIIe siècles
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher XVIe-XVIIe siècles (≈ 1750)
Construction tardive du clocher octogonal
1772
Construction de l'orgue
Construction de l'orgue 1772 (≈ 1772)
Œuvre de Godefroy Schmidt
12 décembre 1939
Classement MH
Classement MH 12 décembre 1939 (≈ 1939)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques
1975
Classement de l'orgue
Classement de l'orgue 1975 (≈ 1975)
Protection au titre objet des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La chapelle Notre-Dame de Cahuzac, ainsi que le portail d'entrée du bâtiment accolé au sud de la chapelle, tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AB 91, 94) : inscription par arrêté du 2 octobre 2017
Personnages clés
Godefroy Schmidt - Facteur d'orgues
Constructeur de l'orgue en 1772
Marcel Durliat - Historien de l'art
Auteur d'une étude sur l'église (1970)
Jean-Raoul Marboutin - Chanoine et historien
A étudié Gimont (publication 1929)
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Gimont trouve son origine dans un accord de 1292 entre les consuls de la ville et le syndic de l'abbaye de Planselve. La façade porte la date gravée de 1331, marquant le début de sa construction au XIVe siècle. L'édifice, de style gothique méridional, est entièrement construit en brique, matériau typique de l'influence toulousaine. Sa structure massive, avec une nef unique de 30 mètres de long et 18 mètres de haut, reflète les caractéristiques architecturales de la région.
Le clocher octogonal, inspiré des modèles toulousains comme ceux de Saint-Sernin ou des Jacobins, fut achevé plus tardivement, entre les XVIe et XVIIe siècles. Il remplace une chapelle nord et culmine à 35 mètres, abritant quatre cloches accessibles après 104 marches. L'intérieur abrite un mobilier remarquable, dont un maître-autel en marbre du XVIIIe siècle, un triptyque du XVIe siècle provenant de l'abbaye de Planselve, et des orgues classées depuis 1975, construites par Godefroy Schmidt en 1772.
L'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis le 12 décembre 1939. Son tympan représente l'Assomption de Marie, thème central de sa dédicace. Les chapelles latérales, comme celle de la Vierge à l'Enfant ou du monument aux morts, abritent des retables, statues et plaques commémoratives des deux guerres mondiales. L'édifice illustre ainsi à la fois l'héritage médiéval gascon et les évolutions artistiques des périodes ultérieures.
Le chœur, réaménagé après le Concile Vatican II, conserve un ancien maître-autel en bois sculpté et un tabernacle doré. Les voûtes d'ogives barlongues, soutenues par des contreforts, soulignent l'harmonie architecturale de l'ensemble. L'église, propriété de la commune, reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et architectural de l'Occitanie, mêlant influences locales et toulousaines.
Les sources historiques, comme les travaux de Marcel Durliat (1970) ou du chanoine Marboutin (1929), soulignent son importance dans le paysage monumental du Gers. Son adresse exacte, 2 Rue Saint-Justin à Gimont, et son code Insee (32147) confirment son ancrage territorial dans le département, aujourd'hui intégré à la région Occitanie.