Frise chronologique
VIe siècle (probable)
Fondation du prieuré bénédictin
Fondation du prieuré bénédictin
VIe siècle (probable) (≈ 650)
Origine présumée du site religieux.
1104
Première église paroissiale attestée
Première église paroissiale attestée
1104 (≈ 1104)
Prédécesseur de l’édifice actuel.
XIIe siècle
Construction de l’église romane
Construction de l’église romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Remplacement de l’ancienne église sur la butte.
1889
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1889 (≈ 1889)
Effondrement et ajout d’une tourelle.
1900
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1900 (≈ 1900)
Protection officielle de l’édifice.
1940
Redécouverte des peintures murales
Redécouverte des peintures murales
1940 (≈ 1940)
Mis au jour par écaillage de l’enduit.
Années 1980
Campagnes de restauration
Campagnes de restauration
Années 1980 (≈ 1980)
Toitures, enduits et peintures restaurés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1900
Personnages clés
| Patrick Arnould - Conservateur régional des Monuments historiques |
Superviseur des restaurations années 1980. |
| Hisao Takahashi - Restaurateur des peintures murales |
Intervention sur les fresques en 1980. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Gourdon, située dans le département de Saône-et-Loire en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice d’architecture romane dont les origines remontent au XIIe siècle. Construite sur une butte, elle remplace une église paroissiale attestée dès 1104, elle-même érigée sur l’emplacement d’un prieuré bénédictin probablement fondé au VIe siècle. Son histoire mêle ainsi héritage médiéval et transformations ultérieures, comme la reconstruction du clocher en 1889 après son effondrement.
Classée au titre des Monuments historiques depuis 1900, cette église se distingue par ses 70 chapiteaux sculptés, représentant des motifs variés (feuillages, animaux, figures humaines), et par ses peintures murales redécouvertes en 1940 sous un enduit. Ces fresques, restaurées dans les années 1980 par Hisao Takahashi, témoignent de la richesse artistique du lieu. L’extérieur, sobre et typiquement roman, révèle aussi des détails sculptés comme une sirène sur le transept sud ou des modillons ornés sous les corniches.
Entre 1980 et 1990, l’église a bénéficié de trois campagnes de restauration majeures, supervisées par Patrick Arnould, conservateur régional des Monuments historiques. Ces travaux, d’un coût total de 2 370 000 francs, ont porté sur les toitures en laves, les enduits du chœur, et la mise en valeur des peintures. Aujourd’hui, l’édifice reste un lieu de culte catholique actif, rattaché au diocèse d’Autun et à la paroisse Saint-Luc-en-Pays-Montcellien.
Son clocher, unique modification notable de la structure originelle, est surmonté d’une plate-forme et d’une tourelle depuis 1889. L’église, propriété de la commune de Gourdon, illustre ainsi la pérennité des édifices religieux dans le paysage rural bourguignon, entre patrimoine artistique et vie paroissiale contemporaine.