Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de La Ferté-Alais dans l'Essonne

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise gothique
Essonne

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de La Ferté-Alais

    9 Place du Château
    91590 La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Église Notre-Dame-de-lAssomption de La Ferté-Alais
Crédit photo : Poudou99 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1800
1900
2000
1114-1130
Remanagement gothique précoce
1140
Achèvement du transept et clocher
XIe siècle
Construction de la chapelle romane
milieu XIIe siècle
Surélevation de la nef
1862
Classement monument historique
1923
Ajout de deux cloches
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame : classement par liste de 1862

Personnages clés

Mgr Thouin - Abbé de Morigny Commanditaire du remaniement gothique (1114-1130).
Prosper Mérimée - Écrivain et inspecteur des Monuments historiques Classe l’église en 1862.
Mgr Charles-Henri-Célestin Gibier - Évêque de Versailles Bénit les cloches en 1923.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption trouve ses origines au XIe siècle avec une chapelle romane en bois, dépourvue de clocher et d’abside, construite dans l’enceinte du château de La Ferté-Baudoin. Ce premier édifice, modeste, marquait déjà le centre spirituel de la seigneurie locale, reflétant l’importance croissante du culte marial en Île-de-France à cette époque.

Entre 1114 et 1130, sous l’impulsion de Mgr Thouin, abbé de Morigny, la chapelle fut profondément remaniée : nef, chevet et transept furent reconstruits dans un style innovant, intégrant dès 1120 les premières croisées d’ogives d’Île-de-France, éléments annonciateurs du gothique. Ces transformations, contemporaines de la basilique Saint-Denis, firent de l’église un laboratoire architectural majeur, combinant influences bourguignonnes (nef surélevée) et oisiennes (ogives précoces).

Vers 1140, le chantier s’acheva avec l’ajout du transept définitif, du chœur et d’un clocher surmonté d’une flèche en pierre en forme de pomme de pin, symbole de renaissance. Au milieu du XIIe siècle, la nef fut surélevée et divisée en trois travées, tandis qu’un cloître et un prieuré venaient compléter l’ensemble, illustrant la vitalité monastique de la région. Ces aménagements, en calcaire et grès, confirmèrent le statut de l’église comme édifice phare du gothique naissant.

Les siècles suivants virent des ajouts fonctionnels et décoratifs : une horloge anglaise au XVe siècle, une porte latérale au XVIe, et en 1631, la restauration de la flèche, désormais coiffée d’une croix de fer et d’un coq. La Révolution française marqua un tournant avec la fonte de trois cloches pour fabriquer des armes, ne laissant que la plus grosse, datée de 1775. Ces épisodes reflètent les tumultes politiques et leur impact sur le patrimoine religieux.

Le XIXe siècle fut une période de renaissance pour l’église, classée monument historique en 1862 par Prosper Mérimée. En 1858, un orgue fut installé, suivi en 1863 de l’acquisition d’un autel dédié à la Vierge, puis en 1878 de lustres et en 1881 d’un chemin de croix. Ces embellissements, couplés à la bénédiction de deux nouvelles cloches en 1923 (Jeanne d’Arc et Bernadette), soulignent la volonté de préserver et d’enrichir ce patrimoine, malgré les dégâts causés par la foudre en 1915.

Aujourd’hui, l’église se distingue par son plan en croix latine, sa nef à voûtes en berceau brisé soutenues par des colonnes tors, et son clocher de 43 mètres orné de quatre clochetons nommés « les Dames ». Le buffet d’orgue du XVIIIe siècle et les bancs de 1725, classés, témoignent de son riche mobilier. L’édifice incarne ainsi près de mille ans d’histoire, mêlant innovation architecturale, dévotion mariale et mémoire communautaire.

Liens externes