Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de La Ferté-Macé, située dans l’Orne en Normandie, est un édifice religieux majeur construit entre 1851 et 1901. Conçue par l’architecte François Liger, elle remplace une chapelle romane du XIe siècle encore visible à proximité. L’église, de style romano-byzantin, se distingue par ses dimensions imposantes : 70 mètres de long, 38 mètres de large au transept, et des clochers culminant à 60 mètres. Son carillon de seize cloches, fondu par Bollée, et ses façades en granit, calcaire et brique, imitant un effet mosaïque, en font un exemple remarquable de l’architecture néo-romane.
La construction de l’église s’étale sur un demi-siècle, marquée par des étapes clés : la consécration solennelle a lieu le 5 août 1860, bien que les clochers ne soient achevés qu’en 1899, après un changement de plan initial (un dôme était prévu à l’origine). Les cloches sont installées et bénites en 1907. L’édifice, classé monument historique depuis 1978 pour ses vestiges romans et inscrit en totalité en 2006, abrite un programme décoratif centré sur la chapelle de la Vierge, avec des mosaïques réalisées par Facchina. Son plan en croix latine, son déambulatoire et ses chapelles rayonnantes reflètent une facture traditionnelle revisitée.
L’église s’inscrit dans un contexte de renouveau architectural et religieux du XIXe siècle, où les communes normandes, comme La Ferté-Macé, affichent leur prospérité par des édifices monumentaux. Le choix de matériaux locaux (granit, calcaire) et l’intégration d’éléments byzantins témoignent d’une volonté de prestige, tandis que le carillon et les clochers soulignent son rôle central dans la vie communautaire. La chapelle romane adjacente, classée dès 1978, rappelle les origines médiévales du site, créant un dialogue entre les époques.
Les architectes et artisans ayant œuvré à sa réalisation, comme François Liger (concepteur), Prempain (architecte associé), ou encore Facchina (mosaïste) et Lorin (peintre-verrier), ont laissé une empreinte durable. La protection du monument, étendue en 2006 à l’ensemble de l’édifice, garantit la préservation de ce patrimoine, symbole à la fois de foi et d’ingéniosité technique pour les générations futures.