Frise chronologique
XVe-XVIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Période principale de l'édification de l'église.
1711
Chute du clocher
Chute du clocher
1711 (≈ 1711)
Détruit par une tempête, reconstruit ensuite.
1861
Construction du maître-autel
Construction du maître-autel
1861 (≈ 1861)
Retable et tabernacle ajoutés au XIXe siècle.
5 mars 1906
Inventaire de l'église
Inventaire de l'église
5 mars 1906 (≈ 1906)
Résistance de trois heures contre les autorités.
1er août 1974
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1er août 1974 (≈ 1974)
Inscription officielle au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D 33) : inscription par arrêté du 1er août 1974
Personnages clés
| Robert d'Arbrissel - Fondateur présumé |
Aurait fondé l'église selon certaines sources. |
| Jean-Baptiste Simon - Sculpteur du retable |
Auteur du retable monumental en tuffeau. |
| Antoine Dymkovski - Artisan du tabernacle |
Prince polonais réfugié, créateur du tabernacle. |
| Jacques Bernin - Commanditaire du retable |
Inhumé dans l'église en 1689. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Livré-la-Touche, située dans le département de la Mayenne en Pays de la Loire, est un édifice catholique dont la construction s'étend sur les XVe et XVIe siècles. Elle se distingue par son architecture romane en grès roussard, marquée par une tour clocher latérale coiffée d'un beffroi en ardoises, d'un dôme et d'une lanterne. Le portail en plein cintre, renforcé après la guerre de Cent Ans, et les fenêtres flamboyantes des bas-côtés témoignent de son évolution stylistique. Le clocher, renversé par une tempête en 1711, fut reconstruit par un charpentier local.
Selon certaines sources, l'église aurait été fondée par Robert d'Arbrissel, figure religieuse emblématique de la région. Son histoire est également marquée par l'inventaire de 1906, qui donna lieu à une résistance de trois heures malgré la présence des gendarmes. À l'intérieur, l'édifice abrite un retable monumental en tuffeau et marbre, exécuté par Jean-Baptiste Simon au XVIIe siècle, ainsi que des retables latéraux du XVIIIe siècle conservant leur statuaire d'origine. Un tableau du XVIIe siècle représentant le Rosaire et des vitraux signés Rathouis, réalisés par les ateliers du Carmel du Mans, enrichissent son patrimoine artistique.
L'église, entourée de son cimetière d'origine, est l'une des rares églises romanes encore debout dans le canton, avec celle de Mée. Son maître-autel, daté de 1861, inclut un tabernacle en bois doré réalisé par Antoine Dymkovski, prince polonais réfugié à Craon. Classée Monument historique depuis le 1er août 1974, elle illustre à la fois l'héritage architectural médiéval et les transformations ultérieures, reflétant l'histoire religieuse et sociale de la Mayenne.