Frise chronologique
1205
Fondation de la collégiale
Fondation de la collégiale
1205 (≈ 1205)
Retour des reliques par Vibert, chapelain.
1437
Dégâts pendant la guerre de Cent Ans
Dégâts pendant la guerre de Cent Ans
1437 (≈ 1437)
Réparations financées par des aumônes.
1505
Consécration après restauration
Consécration après restauration
1505 (≈ 1505)
Par l’évêque d’Amiens.
1789
Suppression du chapitre canonial
Suppression du chapitre canonial
1789 (≈ 1789)
Lors de la Révolution française.
1908
Classement du portail et clocher
Classement du portail et clocher
1908 (≈ 1908)
Protection au titre des monuments historiques.
mai 1940
Destruction de l’église
Destruction de l’église
mai 1940 (≈ 1940)
Incendie pendant la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail et clocher : classement par arrêté du 20 juillet 1908
Personnages clés
| Vibert - Chaplain d’Aléaume de Fontaines |
Rapporta les reliques en 1205. |
| Aléaume de Fontaines - Seigneur de Longpré |
Fondateur de la collégiale, enterré dans la crypte. |
| Innocent III - Pape (1198-1216) |
Protégea la collégiale et ses reliques. |
| Grégoire IX - Pape (1227-1241) |
Accorda sa protection au lieu. |
| Eugène IV - Pape (1431-1447) |
Encouragea les aumônes pour les réparations. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Longpré-les-Corps-Saints trouve son origine dans les croisades, notamment la quatrième (1202-1204). En 1205, Vibert, chapelain d’Aléaume de Fontaines, rapporta de Constantinople des reliques qui donnèrent au bourg son nom de « Corps-Saints ». Une collégiale fut fondée pour les abriter, regroupant douze chanoines, cinq chapelains et deux curés. Les papes Innocent III et Grégoire IX lui accordèrent leur protection, en faisant un important lieu de pèlerinage médiéval.
La collégiale subit des dégâts majeurs pendant la guerre de Cent Ans (1437), nécessitant des réparations financées par des aumônes encouragées par le pape Eugène IV. Restaurée en 1505, son influence déclina progressivement jusqu’à la suppression de son chapitre canonial lors de la Révolution française. L’église actuelle, troisième édifice sur le site, remplace celle du XVIIe siècle, détruite par un incendie en mai 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale. Seuls le portail gothique et le clocher, classés en 1908, subsistent de l’édifice médiéval.
La crypte romane (1190) conserve des reliques, une Mise au Tombeau du XVIe siècle et la pierre tombale d’Aléaume de Fontaine, fondateur de la collégiale. Le trésor de l’église abrite des objets classés, comme un reliquaire des quatre docteurs de l’Église (XIIIe siècle) ou une statuette de saint Christophe (XVIe siècle). Ces éléments témoignent de son passé religieux et artistique, malgré les destructions subies au XXe siècle.