Fondation du prieuré bénédictin 1107 (≈ 1107)
Présence attestée de moines clunisiens.
1409-1420
Construction du premier couvent
Construction du premier couvent 1409-1420 (≈ 1415)
Phase initiale de l’édifice actuel.
1480
Incendie du prieuré
Incendie du prieuré 1480 (≈ 1480)
Destruction partielle suivie de reconstructions.
1481
Blason daté sur le chœur
Blason daté sur le chœur 1481 (≈ 1481)
Preuve de travaux à cette date.
vers 1520
Construction du clocher
Construction du clocher vers 1520 (≈ 1520)
Utilisation de pierres du château de Mondey.
1650
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle 1650 (≈ 1650)
Conservation du plan initial.
1653
Ajout de la nef du Rosaire
Ajout de la nef du Rosaire 1653 (≈ 1653)
Destinée aux familles aisées.
1747
Incendie majeur
Incendie majeur 1747 (≈ 1747)
Détruit mobilier et couvent.
8 juin 1926
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 8 juin 1926 (≈ 1926)
Protection de l’ensemble de l’église.
1945
Incendie du clocher
Incendie du clocher 1945 (≈ 1945)
Causé par la foudre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 8 juin 1926
Personnages clés
Claude Joseph Béliard - Sculpteur
Auteur de la chaire à prêcher (1748).
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Morteau trouve ses origines dans un prieuré bénédictin de l’ordre de Cluny, attesté dès 1107. L’édifice actuel fut construit au XVe siècle, avec une première phase probablement achevée en 1420 ou 1479, bien que seul le chœur en abside à trois pans remonte à cette époque. Le prieuré subit un incendie en 1480, entraînant une reconstruction partielle jusqu’en 1500, incluant le chœur (portant un blason daté de 1481) et, vers 1520, l’ajout du clocher et de la chapelle des fonts baptismaux, bâtis avec des pierres issues du château de Mondey.
Au XVIIe siècle, l’église fut partiellement reconstruite selon son plan initial (1650), puis agrandie en 1653 avec la nef du Rosaire, destinée aux familles aisées du Val de Morteau. Les incendies se succédèrent : en 1683, en 1747 (détruisant le mobilier et endommageant le couvent), puis en 1945, lorsque la foudre frappa le clocher. Les bâtiments conventuels, quant à eux, furent reconstruits jusqu’en 1785, tandis que l’église elle-même fut inscrite aux monuments historiques le 8 juin 1926.
L’architecture de l’église se distingue par son clocher à dôme impérial, typique de Franche-Comté, et son intérieur composé de six travées voûtées d’ogives. Le chœur, terminant en abside à trois pans, est éclairé par des fenêtres. Parmi son mobilier remarquable, plusieurs éléments sont classés : un maître-autel du XVIIe siècle, une chaire à prêcher de 1748 sculptée par Claude Joseph Béliard, un bourdon de 1689, et une Vierge de piété du XVIe siècle. D’autres pièces, comme des statues des XVIIIe et XIXe siècles, complètent cet ensemble patrimonial.
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