Frise chronologique
1630
Acquisition du domaine par Camille de Neuville
Acquisition du domaine par Camille de Neuville
1630 (≈ 1630)
Début des projets de construction.
7 décembre 1677
Début des fondations
Début des fondations
7 décembre 1677 (≈ 1677)
Lancement des travaux de l’église.
3 juillet 1678
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
3 juillet 1678 (≈ 1678)
Acte fondateur de l’édifice actuel.
8 septembre 1681
Consécration de l’église
Consécration de l’église
8 septembre 1681 (≈ 1681)
Dédiée à Notre-Dame de l’Assomption.
1894
Refonte de la façade
Refonte de la façade
1894 (≈ 1894)
Modification par l’architecte Chaumel.
1904
Classement des stalles
Classement des stalles
1904 (≈ 1904)
Protection au titre des monuments historiques.
1962
Restauration par Curtelin
Restauration par Curtelin
1962 (≈ 1962)
Travaux majeurs sur l’édifice.
2007-2011
Rénovation extérieure
Rénovation extérieure
2007-2011 (≈ 2009)
Toiture et murs restaurés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AB 172) : inscription par arrêté du 6 avril 2004
Personnages clés
| Camille de Neufville de Villeroy - Archevêque de Lyon et commanditaire |
Initiateur de la construction en 1677. |
| Michel Perrache - Sculpteur et artiste lyonnais |
Auteur des boiseries du chœur (XVIIIe). |
| Antoine-Michel Perrache - Sculpteur, fils de Michel |
Collaborateur aux décors intérieurs. |
| Jean-Antoine Morand - Ingénieur et artiste |
Créateur du calvaire (1755). |
| Joseph Guillemain - Artiste boiseries abside |
Réalisations en 1724 et 1726. |
| Lucien Bégule - Peintre-verrier (1890) |
Auteur des vitraux originaux. |
| Architecte Chaumel - Refonte façade (1894) |
Modification stylistique majeure. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Neuville-sur-Saône trouve son origine dans l’initiative de Camille de Neufville de Villeroy, abbé commendataire puis archevêque de Lyon. En 1630, il acquiert une propriété à Vimy (ancien nom de Neuville-sur-Saône) et décide de remplacer la modeste église locale par un édifice plus imposant. Les travaux débutent en 1677, avec la pose de la première pierre le 3 juillet 1678. L’église est consacrée le 8 septembre 1681, jour de la Nativité de la Vierge, et dédiée à Notre-Dame de l’Assomption. En remerciement, les paroissiens rebaptisent leur village Neuville-l'Archevêque, devenu Neuville-sur-Saône après la Révolution.
La façade, initialement inachevée, est entièrement refaite en 1894 par l’architecte Chaumel dans un style différent, altérant partiellement l’harmonie originelle. L’édifice subit des restaurations majeures au XXe siècle : en 1962 par Curtelin, puis en 1981 pour la façade. Entre 2007 et 2011, la toiture et les murs extérieurs sont rénovés, redonnant à l’église son éclat d’origine. Son architecture mêle une nef unique flanquée de chapelles latérales et deux tours-clochers inspirées de l’Hôtel-Dieu de Lyon, construites en pierres dorées de Couzon.
L’intérieur abrite un décor baroque exceptionnel, parmi les mieux conservés de la région lyonnaise. Le chœur, occupant près de la moitié de l’édifice, est orné de boiseries sculptées au XVIIIe siècle par Michel Perrache, son fils Antoine-Michel, et Jean-Antoine Morand. Les stalles (classées en 1904), les tableaux de l’avant-chœur et les sculptures (classés en 1982) témoignent de ce patrimoine. L’orgue, originaire du couvent des Cordeliers de Lyon, conserve des jeux des XVIIe et XVIIIe siècles. Les vitraux, détruits et restaurés à deux reprises (1933 et post-1944), illustrent des épisodes mariaux.
L’église incarne à la fois l’héritage religieux lyonnais et les transformations architecturales liées aux époques. Son histoire reflète l’influence des archevêques de Lyon, comme Camille de Neuville, ainsi que l’artisanat local, avec des artistes tels que les Perrache ou Morand. Aujourd’hui, elle reste un lieu de culte actif et un témoignage rare de l’art baroque pré-révolutionnaire en Auvergne-Rhône-Alpes.