Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Royan en Charente-Maritime

Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Royan

    5 Avenue Saint-François
    17200 Royan

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1946
Début des messes en plein air
6 août 1950
Pose de la première pierre
juin 1951
Début effectif des travaux
3 août 1952
Consécration de l’autel
1954
Achèvement des travaux
1955
Ajout du clocher et sacristie
1957-1958
Création des vitraux
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Père Martin Laurent - Capucin et responsable cultuel Initiateur du projet et collecteur de fonds.
Jean Bauhain - Architecte Coconcepteur de l’église moderniste.
René Baraton - Architecte Coconcepteur de l’église moderniste.
Marc Hébrard - Architecte Coconcepteur de l’église moderniste.
Monseigneur Louis Liagre - Évêque du diocèse Consacra l’autel en 1952.
Maurice Rocher - Peintre expressionniste Créateur des vitraux en dalle de verre.
Jean Barillet - Maître-verrier Poseur des vitraux en 1958.
André Trébuchet - Peintre et céramiste Auteur du tympan en céramique.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l'Assomption de Royan a été construite entre 1951 et 1954 dans le quartier résidentiel du Parc, sous la direction des architectes Jean Bauhain, René Baraton et Marc Hébrard. Elle remplace une chapelle détruite pendant les bombardements, dédiée à « Notre-Dame des Sables ». L’initiative revient au père Martin Laurent, capucin, qui organisa des messes en plein air dès 1946 avant de lancer une souscription pour acquérir un terrain sur l’avenue Émile-Zola. La première pierre fut posée en 1950, mais les travaux ne commencèrent qu’en juin 1951.

Le chantier s’acheva en 1954, avec la consécration de l’autel en 1952 par monseigneur Louis Liagre, évêque du diocèse. La sacristie et le clocher furent ajoutés en 1955, tandis qu’un projet de cloître derrière le chevet fut abandonné. L’église, non orientée, adopte un plan rectangulaire sans piliers centraux, avec une nef bordée de cinq chapelles inégales et un baptistère éclairé par des baies en plein cintre. Sa structure repose sur des contreforts intérieurs en béton armé, semi-elliptiques, intégrés aux murs.

Les vitraux de la nef, créés en 1957 par le peintre Maurice Rocher et posés en 1958 par Jean Barillet, utilisent la technique innovante de la dalle de verre (morceaux liés par du béton). La façade se distingue par un tympan en céramique représentant l’Assomption de la Vierge, œuvre d’André Trébuchet (1998-1962) avec des plaques de la faïencerie de Gien. Ce mélange de béton, de pierre et de céramique allie modernisme et références à l’architecture romane, comme la parabole de béton évoquant une façade harmonique.

L’intérieur, rythmé par cinq paraboles de béton autoportantes, évite les poteaux porteurs et supporte une toiture posée directement sur des arcs diaphragmes. Un projet initial de tribunes latérales fut simplifié entre 1950 et 1951. La paroi du chœur, mobile, permet d’ouvrir l’espace sur l’extérieur pour des offices en plein air, doublant ainsi la capacité d’accueil. Cet édifice incarne la reconstruction d’après-guerre et l’innovation architecturale des années 1950.

Liens externes