Frise chronologique
1202
Fondation de l'église
Fondation de l'église
1202 (≈ 1202)
Ordonnée par Guy II de Dampierre.
1544
Dégâts lors du siège
Dégâts lors du siège
1544 (≈ 1544)
Ruines réparées sous Louis XIII.
1775
Incendie de Saint-Dizier
Incendie de Saint-Dizier
1775 (≈ 1775)
Reconstruction partielle jusqu'en 1790.
1801
Retour au culte catholique
Retour au culte catholique
1801 (≈ 1801)
Après le Concordat et modifications.
19 novembre 1990
Classement total
Classement total
19 novembre 1990 (≈ 1990)
Monument Historique après inscription partielle.
15 avril 2019
Incendie majeur
Incendie majeur
15 avril 2019 (≈ 2019)
Destruction de la charpente et flèche.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame (cad. BW 62) : inscription par arrêté du 19 novembre 1990
Personnages clés
| Guy II de Dampierre et de Bourbon - Commanditaire |
Ordonna la construction en 1202. |
| Louis XIII - Roi de France |
Finança les réparations en 1634. |
| Darsonval - Architecte |
Reconstruction post-1775 (1779-1782). |
| Nicolas François Joyeuse - Maître d'œuvre |
Reconstruction du chœur (1788-1790). |
| Aristide Cavaillé-Coll - Facteur d'orgues |
Modifia l'orgue en 1862. |
| Camille Saint-Saëns - Compositeur |
Inaugura l'orgue en 1862. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Saint-Dizier, édifice gothique du XIIIe siècle, fut fondée en 1202 sous l'impulsion de Guy II de Dampierre et de Bourbon. Initialement au cœur de la ville et rattachée au diocèse de Châlons, elle subit des dégâts lors du siège de Charles Quint en 1544. Louis XIII ordonna sa réparation en 1634, comme en témoignent les boulets encastrés dans la tour et une inscription commémorative.
Un incendie dévastateur en 1775 ravagea une grande partie de Saint-Dizier, nécessitant une reconstruction majeure de l'église. La ville confia les travaux à l'architecte Darsonval (1779-1782), puis Philippe d'Orléans finança la reconstruction du chœur (1788-1790) sous la direction de Joyeuse. Pendant la Révolution, l'édifice devint un temple de la Raison, perdant statues et objets liturgiques, avant d'être restituée au culte catholique après le Concordat de 1801.
L'architecture actuelle mêle des éléments gothiques (façade à trois portails, tour carrée) et des ajouts du XVIIIe siècle. La nef, à trois vaisseaux et quatre travées, fut modifiée après 1801 avec la suppression de son plafond. L'église abrite des œuvres notables : une Mise au tombeau du XVIe siècle, des vitraux du XIXe (dont une série dédiée à l'Assomption en 1895), et un orgue classé, originaire de l'abbaye de Larrivour, remanié par Cavaillé-Coll en 1862 et inauguré par Camille Saint-Saëns.
Deux incendies récents ont marqué son histoire : celui du 15 avril 2019, détruisant charpente et flèche, et un incident mineur en 2025, sans conséquence structurelle. Classée Monument Historique depuis 1942 (portail), puis en totalité en 1990, elle illustre les vicissitudes d'un patrimoine religieux ancré dans l'histoire locale.
Parmi ses particularités, la porte de la Miséricorde, ouverte lors du jubilé de 2015-2016 à l'initiative du pape François, souligne son rôle spirituel contemporain. Les sculptures (Vierge à l'Enfant du XVe siècle, saint Nicolas du XVIe) et les vitraux, offerts par les corporations au XIXe siècle, reflètent son riche patrimoine artistique et artisanal.