Frise chronologique
1168
Première mention écrite
Première mention écrite
1168 (≈ 1168)
Église dédiée à la Vierge, liée à Saint-Amand-de-Coly
1283
Double desservance
Double desservance
1283 (≈ 1283)
Cure épiscopale et prieuré abbatial coexistent
1424
Alliance des Carbonnières
Alliance des Carbonnières
1424 (≈ 1424)
Chapelle nord ornée de leur blason
XVe siècle
Transformation seigneuriale
Transformation seigneuriale
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de chapelles et clocher-porche
1872
Restauration moderne
Restauration moderne
1872 (≈ 1872)
Fenêtres, tympan et tribune ajoutés
24 août 1943
Classement MH
Classement MH
24 août 1943 (≈ 1943)
Protection au titre des monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 24 août 1943
Personnages clés
| Richard de Gontaut - Seigneur et capitaine |
Époux de l’héritière des Salignac (XVe) |
| Jeanne de Salignac - Héritière noble |
Mariée à Jean de Carbonnières (1424) |
| Jean de Gontaut - Seigneur local |
Testament pour inhumation en 1570 |
| Abbé de Saint-Amand-de-Coly - Justicier et supérieur |
Contrôle le prieuré jusqu’au XVIIIe |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Geniès est mentionnée pour la première fois en 1168, déjà dédiée à la Vierge Marie et rattachée à l’abbaye de Saint-Amand-de-Coly. En 1283, elle compte deux desservants : la cure dépend de l’évêque, tandis que le prieuré relève de l’abbé, détenteur des droits de justice sur la paroisse. Ce lien avec Saint-Amand-de-Coly marque son ancrage spirituel et seigneurial médiéval.
Au XVe siècle, la seigneurie passe partiellement aux mains de la famille de Gontaut, après le mariage de Richard de Gontaut (capitaine de Montignac sous Charles VI) avec l’héritière des Salignac. Les Gontaut partagent alors le pouvoir avec les Lassalle, tandis que la seigneurie de Pelvezy, sur le territoire paroissial, échoit aux Carbonnières après 1424. Cette période voit aussi l’ajout de chapelles latérales et la construction du clocher-porche à la fin du siècle, reflétant l’influence des familles nobles locales.
L’église subit des transformations majeures en 1872 pour moderniser son éclairage et sa ventilation : percement de fenêtres dans le chœur, remplacement du tympan plein par un remplage vitré, et ajout d’une tribune sous le clocher. Ces travaux, bien que tardifs, préservent des éléments romans (abside voûtée en cul-de-four) et gothiques (nef à voûtes d’ogives). Classée monument historique en 1943, elle illustre aujourd’hui l’évolution architecturale et sociale d’une paroisse périgourdine, des origines médiévales aux restaurations du XIXe siècle.