Construction des parties romanes XIIe–XIIIe siècles (≈ 1350)
Carré du transept et soubassement du clocher.
XIVe siècle
Extension gothique
Extension gothique XIVe siècle (≈ 1450)
Chœur à chevet plat et chapelles.
1840
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1840 (≈ 1840)
Protection par liste initiale.
6 juin 1944
Accrochage du parachute de John Steele
Accrochage du parachute de John Steele 6 juin 1944 (≈ 1944)
Événement du Débarquement de Normandie.
1962
Sortie du film *Le Jour le plus long*
Sortie du film *Le Jour le plus long* 1962 (≈ 1962)
Popularisation de l’anecdote du parachutiste.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
John Steele - Parachutiste américain
Son parachute resta accroché au clocher.
Big Jim - Mannequin commémoratif
Représente John Steele depuis 1962.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Sainte-Mère-Église, située dans la Manche en Normandie, est un édifice religieux dont les origines remontent aux XIe et XIVe siècles. Son architecture mêle des éléments romans, comme le carré du transept et le soubassement du clocher (XIIe siècle), à des parties gothiques, notamment la nef et le chœur (XIIIe–XIVe siècles). Le clocher, marqué par l’histoire du Débarquement, abrite un mannequin commémoratif du parachutiste John Steele, dont l’anecdote fut popularisée par le film Le Jour le plus long (1962).
L’église fut endommagée pendant la guerre de Cent Ans, nécessitant des restaurations au XVe siècle, comme le portail occidental et les bas-côtés nord. Son mobilier inclut un retable classé, un aigle-lutrin du XVIIIe siècle, et des stalles. Classée Monument Historique dès 1840, elle appartenait autrefois au diocèse de Bayeux et symbolise aujourd’hui à la fois le patrimoine médiéval normand et la mémoire de la Seconde Guerre mondiale.
Le clocher, coiffé en bâtière, présente une balustrade gothique flamboyante ajoutée au XVe siècle. La nef, aveugle, combine un toit roman avec des voûtes gothiques, tandis que le chevet plat du chœur date du XIVe siècle. La sacristie et des modifications des baies furent réalisées au XVIIIe siècle. L’église, propriété communale, reste un lieu de visite majeur, entre histoire religieuse et commémoration militaire.
Le mannequin Big Jim, suspendu au clocher en hommage à John Steele, est entretenu régulièrement pour résister au climat cotentinais. Une ligne budgétaire a même été créée pour sa protection. Ce détail, tout comme les chapiteaux romans ornés de bestiaires, illustre la dualité du monument : un héritage artistique médiéval doublé d’une charge symbolique moderne.
Les sources historiques, comme les travaux d’Amand Montier (1899) ou de Marcel Lelégard (1966), soulignent son importance architecturale. Les objets classés (statues, chaire à prêcher) et les archives diocésaines complètent la documentation, tandis que des outils comme la base Mérimée ou Clochers de France en facilitent l’étude contemporaine.