Construction de l'église 1784-1786 (≈ 1785)
Édifice bâti en deux ans avant la Révolution.
1831
Ajout du portique
Ajout du portique 1831 (≈ 1831)
Quatre colonnes ajoutées en façade.
23 juillet 1976
Inscription patrimoniale
Inscription patrimoniale 23 juillet 1976 (≈ 1976)
Protection de l'église (hors clocher).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise à l'exclusion du clocher (cad. AM 135) : inscription par arrêté du 23 juillet 1976
Personnages clés
Pierre-Joseph Antoine - Architecte
Maître d’œuvre de l’église.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame de l'Assomption
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Vanvey, située dans le département de la Côte-d’Or en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines dans les tensions historiques entre les habitants de Vanvey et la paroisse voisine de Villiers-le-Duc. Dès le XVIe siècle, les conflits liés à l’autonomie religieuse aboutissent, à la veille de la Révolution française, à la décision de construire un lieu de culte indépendant. L’édifice actuel, de style monumental, est érigé en seulement deux ans, entre 1784 et 1786, marquant une rupture avec la chapelle Saint-Phal, jusqu’alors rattachée à Villiers-le-Duc.
En 1831, l’église subit une extension majeure avec l’ajout d’un portique d’entrée à quatre colonnes, achevant sa physionomie actuelle. L’édifice se distingue par sa structure en trois nefs sans transept, formant un rectangle parfait, et abrite un mobilier liturgique exceptionnel : une chaire en bois à dais, des stalles sculptées, des autels, des tabernacles et des fonts baptismaux. Ces éléments, ainsi que l’église elle-même (à l’exclusion du clocher), sont inscrits à l’Inventaire général du patrimoine culturel par arrêté du 23 juillet 1976.
L’architecte Pierre-Joseph Antoine est identifié comme le maître d’œuvre du projet, sous la propriété de la commune de Vanvey. Le bâtiment incarne ainsi à la fois les aspirations autonomistes locales et le patrimoine religieux bourguignon des XVIIIe et XIXe siècles, mêlant héritage révolutionnaire et restaurations ultérieures.