Frise chronologique
1341
Première attestation
Première attestation
1341 (≈ 1341)
Chapelle dépendant du seigneur de Montferrand.
1725
Construction du clocher-porche
Construction du clocher-porche
1725 (≈ 1725)
Ajout d’un dôme à impériale franc-comtois.
1833-1835
Restauration par Delacroix
Restauration par Delacroix
1833-1835 (≈ 1834)
Plafond à caissons et aménagement sacristie.
2 août 2006
Inscription monument historique
Inscription monument historique
2 août 2006 (≈ 2006)
Protection de l’édifice en totalité.
2009-2011
Dernières rénovations
Dernières rénovations
2009-2011 (≈ 2010)
Découverte d’une fresque du XIVe siècle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. B 561) : inscription par arrêté du 2 août 2006
Personnages clés
| Seigneur de Montferrand - Propriétaire initial |
Détient la chapelle en 1341. |
| Alphonse Delacroix - Architecte restaurateur |
Dirige les travaux de 1833-1835. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l'Assomption-des-Champs de Rancenay, aussi appelée Notre-Dame-des-Champs, est attestée dès 1341 comme chapelle dépendant du seigneur de Montferrand. Son origine médiévale est visible à travers des éléments architecturaux comme une fenêtre géminée et des départs d'arc dans la sacristie. Ces traces suggèrent que le chevet plat, orné de baies jumelées en tiers-point, pourrait dater de cette période initiale.
En 1725, un clocher-porche caractéristique de la Franche-Comté, surmonté d’un dôme à impériale, est ajouté à l’édifice. Ce type de structure, typique de la région, reflète les influences architecturales locales de l’époque moderne. L’église conserve ainsi un mélange de styles, mêlant héritage gothique et ajouts baroques franc-comtois.
Au XIXe siècle, entre 1833 et 1835, l’architecte bisontin Alphonse Delacroix dirige d’importants travaux de restauration. Il aménage notamment la sacristie au fond du chœur et conçoit un plafond à caissons peint, orné de croix trilobées, qui embellit la nef et le chœur. Ces interventions transforment partiellement l’intérieur tout en respectant son caractère historique.
L’église est inscrite au titre des monuments historiques le 2 août 2006, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Lors de rénovations menées en 2009 et 2011, une peinture murale du XIVe siècle représentant l’Annonciation est redécouverte, confirmant l’ancienneté et la richesse artistique du lieu. Aujourd’hui, l’édifice dépend de la paroisse Notre-Dame-du-Mont, rattachée au diocèse de Besançon.
Architecturalement, l’église se distingue par son clocher-porche coiffé d’un dôme à impériale, symbole du patrimoine franc-comtois. À l’intérieur, le chevet plat et les baies géminées rappellent son origine médiévale, tandis que les caissons peints du plafond témoignent des embellissements du XIXe siècle. Ces caractéristiques en font un exemple représentatif de l’évolution des églises rurales en Bourgogne-Franche-Comté.