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Église Notre-Dame-de-l'Assomption du Château-d'Oléron en Charente-Maritime

Église Notre-Dame-de-l'Assomption du Château-d'Oléron

    43 Rue Pierre Wiehn
    17480 Le Château-d'Oléron

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
900
1000
1100
1200
1700
1800
1900
2000
VIIIe siècle
Fondation de Sainte-Marie
1072
Reconstruction de Sainte-Marie
1159
Fondation de Saint-James
1703
Achèvement nef et transept
XVIIe siècle (vers 1698)
Début construction actuelle
1764
Achèvement du chœur
1764-1765
Aménagement du chœur
1883
Construction du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Henri II - Roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine Fonda l’église Saint-James en 1159.
Aliénor d'Aquitaine - Duchesse d'Aquitaine Cofondatrice de Saint-James avec Henri II.
Jean-Baptiste Descordes - Curé du Château-d'Oléron Dirigea l’aménagement du chœur (1764-1765).
Omer Charlet - Peintre local Auteur de tableaux conservés dans l’église.
Gustave-Pierre Dagrant - Artisan verrier Auteur de vitraux bibliques.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-l'Assomption du Château-d'Oléron a été construite au XVIIe siècle pour remplacer plusieurs édifices détruits lors de l’agrandissement de la citadelle. Elle se distingue par ses dimensions imposantes et un retable de style Louis XV. Son clocher-porche néo-roman, ajouté au XIXe siècle, domine le centre-ville avec une flèche de 38 mètres, ornée de statues des quatre évangélistes.

Avant sa construction, trois églises primitives existaient : Sainte-Marie (fondée au VIIIe siècle, reconstruite en 1072), Saint-Nicolas (postérieure de vingt ans, chapelle castrale des ducs d’Aquitaine), et Saint-James (fondée en 1159 par Henri II et Aliénor d’Aquitaine, liée à un prieuré et un hôpital). Ces édifices, ainsi qu’un couvent de Cordeliers du XIVe siècle, furent ruinés par les guerres de Religion et partiellement reconstruits au début du XVIIe siècle.

La construction de la citadelle, destinée à bloquer les menaces britanniques ou espagnoles, entraîna la destruction progressive des anciennes églises. En 1688, Saint-James fut rasée, et la première pierre de l’église actuelle fut posée vers 1698. Les travaux s’étalèrent sur plusieurs décennies : la nef et le transept furent achevés en 1703, le chœur en 1764, et le clocher en 1883. Le curé Jean-Baptiste Descordes joua un rôle clé dans l’aménagement du chœur entre 1764 et 1765.

L’architecture de l’église allie austérité extérieure et richesse intérieure. La nef, voûtée en anse de panier, est éclairée par des vitraux signés Gustave-Pierre Dagrant ou Henri Feur, représentant des scènes bibliques et des saints. Le chœur, orné de boiseries dorées et de dix tableaux illustrant la vie de la Vierge Marie, est dominé par un retable Louis XV célébrant l’Assomption. L’église abrite aussi des œuvres du peintre local Omer Charlet.

Un cadran solaire sur le mur sud porte une inscription moralisatrice : « Comme l'ombre qu'ici on voit fuir à grands pas / Ainsi passent nos jours et nous n'y pensons pas ». Ce détail, comme le clocher néo-roman, reflète les influences stylistiques des XIXe et XVIIe siècles, mêlant héritage médiéval et classicisme religieux.

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