Frise chronologique
1218
Première mention indirecte
Première mention indirecte
1218 (≈ 1218)
Donation impliquant Jean chapelain d'Eviant.
1250
Bulle papale
Bulle papale
1250 (≈ 1250)
Édifice cultuel mentionné sous vocable marial.
1260-1265
Construction traditionnelle
Construction traditionnelle
1260-1265 (≈ 1263)
Période supposée des travaux principaux.
1974
Classement MH partiel
Classement MH partiel
1974 (≈ 1974)
Inscription par arrêté du 1er juillet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Classé MH
Personnages clés
| Jean chapelain d'Eviant - Chaplain local |
Mentionné en 1218 dans un acte. |
| Pierre de Savoie - Seigneur savoyard |
Lié au château proche, contexte politique. |
| Pierre Christin - Peintre contemporain |
Auteur du chemin de croix (XXe/XXIe). |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-l’Assomption d’Évian-les-Bains, située en Haute-Savoie, trouve ses origines au début du XIIIe siècle. Une bulle papale de 1250 atteste déjà l’existence d’un édifice cultuel dédié à la « Bienheureuse Marie dans son Assomption ». Cependant, des indices suggèrent une fondation encore plus ancienne, comme la mention d’un chapelain local, Jean d’Eviant, dans un acte de donation à l’abbaye d’Aulps en 1218. La construction traditionnelle est datée entre 1260 et 1265, mais son lien avec le château de Pierre de Savoie et le rôle administratif croissant d’Évian au XIIIe siècle laisse supposer une origine antérieure dans ce même siècle.
L’église présente un plan rectangulaire typique, avec une nef centrale flanquée de deux bas-côtés, un transept discret et un chœur à chevet plat surmonté d’un clocher. Parmi ses éléments remarquables figurent un tableau de Notre-Dame de Grâce du XVIe siècle et un chemin de croix contemporain dessiné par le peintre local Pierre Christin. L’édifice abrite également des stalles, un bas-relief et des sculptures des XVe et XVIe siècles, témoignant de son riche patrimoine mobilier.
Classée partiellement aux monuments historiques par arrêté du 1er juillet 1974, l’église illustre l’évolution architecturale et spirituelle de la Savoie médiévale. Son vocable marial, confirmé dès 1250, et sa proximité avec le pouvoir savoyard en font un symbole religieux et politique de la région. Les objets classés, comme la Vierge du Rosaire ou la statue de sainte Catherine, renforcent son importance patrimoniale, mêlant art gothique et dévotion locale.