Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame de L'Hôpital-sous-Rochefort, située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un ancien édifice religieux du XIIe siècle. À l'origine, elle appartenait à un prieuré dépendant de l'abbaye bénédictine de la Chaise-Dieu, comme en témoigne un accord signé en 1116 avec l'archevêque de Lyon. Aujourd'hui, il ne subsiste de la période romane que le carré de la croisée du transept, le reste ayant été remanié aux XVe et XVIe siècles.
La nef et le clocher furent reconstruits au XVe siècle, simultanément à l'enceinte du village, sous l'impulsion du prieur Guillaume de la Merlée, qui fit également refaire la voûte de la nef. Le chœur conserve des peintures murales stratifiées entre les XVe et XVIe siècles, commandées par les prieurs successifs. Parmi elles, les symboles des évangélistes (Tétramorphe) peints vers 1485 par Guillaume Mastin de la Merlée, et une représentation du Jugement dernier attribuée à son successeur, Claude Raybe de Saint-Marcel d'Urfé (prieur de 1485 à 1509). Au XVIIIe siècle, des scènes mariales en camaïeu bleu furent ajoutées.
L'édifice, classé Monument Historique en 1938, abrite un mobilier remarquable, dont une Vierge à l'Enfant en bois de la Renaissance (1,58 m), probablement offerte par Claude Raybe de Galles, prieur et conseiller des ducs de Bourbon. Cette statue, classée en 1892, est attribuée à un atelier proche du Maître de Beaujeu ou à des artisans lyonnais comme Jean de Chartres. Le prieuré, aujourd'hui en partie détruit, était organisé autour d'une cour fortifiée intégrée aux remparts du village, avec des bâtiments remaniés par Guillaume de la Merlée.
Les vitraux de l'abside, réalisés en 1854 par les peintres-verriers Jean-Baptiste Barrelon et Josephus Veyrat, complètent cet ensemble artistique. L'église a subi plusieurs campagnes de restauration, notamment au XIXe siècle (réouverture de baies, reconstruction de la sacristie) et au XXe siècle (toitures, flèche du clocher). Les fouilles de 2002 ont révélé la stratification des peintures murales, confirmant leur évolution entre le XVe et le XVIe siècle.
Architecturalement, l'église mêle moellons de granite, pierre de taille et remplois antiques. Son clocher-mur à quatre arcades, surélevé lors de la fortification du bourg vers 1440, domine une nef voûtée d'ogives et un chœur à abside hémi-circulaire. Les absidioles, voûtées en cul-de-four, communiquent avec le chœur par des chapelles latérales. La coupole sur trompes de la croisée et les voûtes en berceau brisé des croisillons datent de la période romane.
Le prieuré, vendu comme bien national pendant la Révolution, fut incendié en 1960. Ses vestiges, aujourd'hui partagés entre propriétaires privés et la commune, rappellent son rôle central dans la vie religieuse et sociale du village. Les grandes cheminées armoriées de Guillaume de la Merlée et les traces de fortification témoignent de son importance stratégique aux XVe et XVIe siècles.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture : Ouvert toute l'année
Tarif individuel : Gratuit
Equipements et Détails
- Non-accessible aux Personnes à Mobilité Réduite
Anciennes Provinces
Forez
Style Architectural
RomanGothique
Période de construction
12ème siècle