Sculptures romanes 1130–1150 (≈ 1140)
Réalisées par Denis et son atelier.
limite XIe–XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale limite XIe–XIIe siècles (≈ 1250)
Nef à 1 travée charpentée édifiée.
1ère moitié XIIe siècle
Extension de la nef
Extension de la nef 1ère moitié XIIe siècle (≈ 1250)
2 travées ajoutées, façade ouest et transept construits.
XIIIe siècle (1ère moitié)
Voûtement du chœur
Voûtement du chœur XIIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1350)
Travées et chœur reconfigurés.
XVe siècle (1ère moitié)
Reconstruction du chevet
Reconstruction du chevet XVe siècle (1ère moitié) (≈ 1550)
Tour d’escalier et voûtement modifiés.
1836
Restauration par Pasquier
Restauration par Pasquier 1836 (≈ 1836)
Choeur restauré, pignons reconstruits.
2004
Fermeture pour dégradations
Fermeture pour dégradations 2004 (≈ 2004)
État du bâtiment critique.
2018–2020
Restauration via Loto du patrimoine
Restauration via Loto du patrimoine 2018–2020 (≈ 2019)
Réouverture après travaux sur façades.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 7 mai 1908
Personnages clés
Denis - Sculpteur
Auteur des sculptures romanes (1130–1150).
Pasquier - Maçon à Loches
Responsable des restaurations en 1836.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame de La Celle-Guenand, située dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire, est un édifice catholique marqué par une architecture composite. Son chœur roman, classé aux monuments historiques, et ses fonts baptismaux inscrits témoignent de son importance patrimoniale. La nef du XIIe siècle, couverte d’une coupole ovoïde sur pendentifs, et le clocher en bois sur coupole octogonale illustrent la transition entre les styles roman et gothique. Les sculptures romanes, attribuées à l’atelier de Denis entre 1130 et 1150, ajoutent une valeur artistique majeure.
Le village de La Celle-Guenand, divisé jusqu’en 1570 en deux châtellenies (la Celle-Guenand et la Celle-Draon), a vu son église évoluer à travers les siècles. La première travée fut revoûtée au XIVe siècle, tandis que des modifications majeures eurent lieu au XVe siècle, comme la reconstruction du chevet et l’ajout d’une chapelle seigneuriale à la place de l’absidiole sud. Fermée en 2004 pour dégradations, l’église a bénéficié du Loto du patrimoine en 2018, permettant sa réouverture en 2020 après la restauration de ses façades et de son portail.
Les campagnes de construction s’échelonnent de la limite XIe–XIIe siècles (nef initiale charpentée) à la première moitié du XIIIe siècle (voûtement de la nef) et au XVe siècle (clocher, tour d’escalier, chevet). Au XVIIIe siècle, la nef fut divisée en trois vaisseaux voûtés, tandis qu’en 1836, des restaurations (choeur, pignons du transept) et des percements (arcades vers la sacristie) furent réalisés par le maçon Pasquier. L’édifice, propriété communale depuis son classement en 1908, mêle ainsi tuiles plates, ardoises, et éléments en calcaire, reflétant son histoire mouvementée.