Église Notre-Dame-de-la-Daurade de Tarascon-sur-Ariège
1-4 Rue de la Daurade
09400 Tarascon-sur-Ariège
Crédit photo : Carlos Pino Andújar - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
…
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édifice primitif utilisé jusqu'en 1530.
1568 et 1582
Dévastation pendant les guerres de Religion
Dévastation pendant les guerres de Religion 1568 et 1582 (≈ 1582)
L'église est dévastée et affectée au culte protestant jusqu'en 1599.
Milieu du XVIe siècle
Reconstruction de l'église
Reconstruction de l'église Milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
L'église est reconstruite au même emplacement avec un plan trapézoïdal.
XVIIIe siècle
Rénovation majeure
Rénovation majeure XVIIIe siècle (≈ 1850)
L'église est profondément remaniée et le portail d'entrée est refait.
2016
Découverte de papiers peints
Découverte de papiers peints 2016 (≈ 2016)
Des papiers peints bleu-blanc-rouge de la période de la Révolution sont mis au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame-de-la-Daurade (cad. A 958) : inscription par arrêté du 13 novembre 1990
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-la-Daurade
L'église Notre‑Dame‑de‑la‑Daurade, située à Tarascon‑sur‑Ariège (Ariège), est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 13 novembre 1990. L'édifice primitif du XIe siècle, utilisé jusqu'en 1530, a été reconstruit au même emplacement au milieu du XVIe siècle. De plan trapézoïdal, il intègre les anciens transepts au chœur et présente une abside pentagonale. Au XVIIIe siècle, l'église a été profondément remaniée après les dégâts causés par les guerres de Religion : elle fut dévastée en 1568 et en 1582, puis affectée au culte protestant jusqu'en 1599. Le chœur est couvert d'une croisée d'ogives et précède une nef unique qui se rétrécit vers le nord. La nef est soutenue par trois arcs-doubleaux et l'arc triomphal se lie directement au mur ; entre ces arcs, des croisées d'ogives forment la voûte. Les contreforts sont uniquement intérieurs, sans saillie extérieure. Le portail d'entrée, à deux voussures en arc brisé, a été refait au XVIIIe siècle en imitation des modèles du XIIIe siècle. L'église est entièrement lambrissée de noyer.
Dans le chœur se trouve un retable monumental dont le tableau central représente la Crucifixion ; il est encadré par les statues de saint Pierre à gauche et de saint Paul à droite. Au sommet du retable figurent trois statues : saint Michel archange au centre, la Vierge à gauche et saint Gabriel archange à droite, ces deux dernières formant l'Annonciation. Quatre autres tableaux, disposés de gauche à droite dans le chœur, représentent l'Adoration des bergers, la Présentation de Jésus au temple, l'Assomption de Marie et, vraisemblablement, le procès de Jésus. La nef et le chœur comportent, à gauche, la chaire et la chapelle de la Vierge qui abrite un retable avec la Vierge à l'Enfant, et, à droite, la chapelle Saint‑Joseph.
Des travaux de rénovation réalisés en 2016 ont mis au jour des papiers peints bleu‑blanc‑rouge attribués à la période de la Révolution, éléments présentés comme probablement uniques en France. De nombreux objets de mobilier y sont référencés dans la base Palissy.