Frise chronologique
XIe siècle
Première église
Première église
XIe siècle (≈ 1150)
Édifice initial utilisé jusqu’en 1530.
1568 et 1582
Dévastations
Dévastations
1568 et 1582 (≈ 1582)
Église endommagée pendant les guerres de Religion.
1599
Fin du culte protestant
Fin du culte protestant
1599 (≈ 1599)
Retour au culte catholique après 21 ans.
Milieu du XVIe siècle
Reconstruction
Reconstruction
Milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Nouvelle église sur l’emplacement précédent.
XVIIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Remaniement après les dégâts des conflits.
13 novembre 1990
Inscription MH
Inscription MH
13 novembre 1990 (≈ 1990)
Protection au titre des monuments historiques.
2016
Découverte révolutionnaire
Découverte révolutionnaire
2016 (≈ 2016)
Papiers peints bleu-blanc-rouge mis au jour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame-de-la-Daurade (cad. A 958) : inscription par arrêté du 13 novembre 1990
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-la-Daurade de Tarascon-sur-Ariège, classée monument historique en 1990, trouve ses origines au XIe siècle, mais l’édifice actuel fut reconstruit au XVIe siècle sur les fondations d’une église antérieure, utilisée jusqu’en 1530. De plan trapézoïdal, elle intègre les anciens transepts dans son chœur et ajoute une abside pentagonale. Les guerres de Religion (1568, 1582) endommagèrent gravement l’église, qui fut même convertie au culte protestant jusqu’en 1599, avant d’être profondément remaniée au XVIIIe siècle. Son architecture mêle alors des éléments gothiques, comme les croisées d’ogives du chœur, et des ajouts baroques, dont un portail refait au XVIIIe imitant le style du XIIIe siècle.
Des travaux de rénovation en 2016 révélèrent des papiers peints bleu-blanc-rouge datant probablement de la Révolution, considérés comme uniques en France. Ces découvertes soulignent l’évolution de l’édifice, marqué par des périodes de conflits et de transformations culturelles. L’intérieur, entièrement lambrissé de noyer, abrite un retable monumental du chœur, orné d’un tableau central de la Crucifixion encadré par les statues de saint Pierre et saint Paul, surmonté de représentations de l’Annonciation (Vierge Marie, saint Gabriel) et de saint Michel archange.
L’église conserve également quatre tableaux dans le chœur, illustrant des scènes bibliques : l’Adoration des bergers, la Présentation de Jésus au Temple, l’Assomption de Marie, et un quatrième sujet non clairement identifié (peut-être le Procès de Jésus). Son mobilier, partiellement référencé dans la base Palissy, et son clocher — non détaillé dans les sources — complètent un ensemble architectural reflétant les bouleversements religieux et artistiques de l’Ariège entre Renaissance et siècle des Lumières.