Frise chronologique
1927
Fondation de la maison de retraite russe
Fondation de la maison de retraite russe
1927 (≈ 1927)
Achats du château de la Cossonnerie pour les émigrés.
9 avril 1938
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
9 avril 1938 (≈ 1938)
Début de la construction de l'église.
14 octobre 1939
Consécration de l'église
Consécration de l'église
14 octobre 1939 (≈ 1939)
Célébrée par le Métropolite Euloge.
1er juin 1945
Mémoire des Cosaques
Mémoire des Cosaques
1er juin 1945 (≈ 1945)
Plaque commémorative des livraisons à Lienz.
1er juillet 1974
Classement monument historique
Classement monument historique
1er juillet 1974 (≈ 1974)
Inscription officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. D 28) : inscription par arrêté du 1er juillet 1974
Personnages clés
| Albert-Alexandrovitch Benois - Architecte et décorateur |
Concepteur de l'église et auteur des fresques. |
| Marguerite Benois - Peintre |
Collaboratrice aux fresques et décors. |
| Métropolite Euloge - Religieux orthodoxe |
Consacra l'église en 1939. |
| Princesse Véra Kirillovna Mechtcherski - Fondatrice de la maison de retraite |
Initiatrice du carré orthodoxe au cimetière. |
| Fedorov F. - Peintre |
Auteur de l'iconostase en bois. |
| Vladimir Nikolaïevitch Kokovtsov - Bienfaiteur de l'église |
Enterré dans la crypte de l'édifice. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, dédiée à la Dormition de la Vierge Marie, est un lieu de culte orthodoxe russe situé dans le cimetière de Liers à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne). Elle fut érigée entre 1938 et 1939 pour desservir la communauté russe émigrée, notamment les résidents de la maison de retraite de la Cossonnerie, fondée en 1927 par la princesse Véra Mechtcherski. Le cimetière abritait déjà un carré réservé aux sépultures orthodoxes russes, motivant la construction de ce lieu de prière. La première pierre fut posée le 9 avril 1938, et l'édifice fut consacré le 14 octobre 1939 par le Métropolite Euloge, figure majeure de l'Église orthodoxe russe en exil.
L'architecture de l'église s'inspire des églises de Novgorod des XVe et XVIe siècles, avec un plan carré, un chevet circulaire flanqué de deux chapelles absidiales, et un clocher à bulbe bleu symbolisant le ciel. Les fresques intérieures, dont celle de l'Assomption ornant le porche, ainsi que l'iconostase en bois peint, furent réalisées par Albert Benois, architecte et peintre émigré de Saint-Pétersbourg, aidé de son épouse Marguerite et du peintre Fedorov. Le sous-sol abrite une crypte où reposent des évêques du diocèse orthodoxe, l'architecte Benois, et des bienfaiteurs comme Vladimir Kokovtsov. Une plaque commémore aussi les 30 000 Cosaques livrés aux Soviétiques en 1945 après la Seconde Guerre mondiale.
Classée monument historique depuis le 1er juillet 1974, l'église incarne le patrimoine religieux et mémoriel des Russes blancs en France. Son campanile rectangulaire, ses six cloches, et ses couleurs symboliques (blanc pour la pureté, vert pour la terre, bleu pour le ciel) en font un exemple unique d'architecture orthodoxe en Île-de-France. Le site reste un lieu de pèlerinage pour la diaspora russe et un témoignage de l'histoire des migrations du XXe siècle.
Le cimetière environnant, avec ses tombes d'émigrés russes comme Rudolf Noureev ou Ivan Bounine, renforce le caractère historique du lieu. L'église, propriété d'une association, continue d'accueillir des offices et commémorations, perpétuant la tradition liturgique et la mémoire des exilés. Son inscription aux monuments historiques souligne son importance patrimoniale, à la fois architecturale, artistique et mémorielle.