Frise chronologique
1185
Première mention comme église paroissiale
Première mention comme église paroissiale
1185 (≈ 1185)
Agrandie en 1275 avant pèlerinage.
XIIe siècle
Apparition légendaire de la Vierge
Apparition légendaire de la Vierge
XIIe siècle (≈ 1250)
Découverte d’une statue par des bergers.
1410
Début du pèlerinage marial
Début du pèlerinage marial
1410 (≈ 1410)
Lié à la source miraculeuse et statue.
1859-1863
Reconstruction par Bodin-Legendre
Reconstruction par Bodin-Legendre
1859-1863 (≈ 1861)
Style néo-gothique inspiré d’Albi.
23 octobre 1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
23 octobre 1995 (≈ 1995)
Protection de l’édifice et de ses décors.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. Albi EN 36 ; Cagnac-les-Mines A 1295 ; Lescure-d'Albigeois AA 1) : classement par arrêté du 23 octobre 1995
Personnages clés
| Camille Bodin-Legendre - Architecte |
Reconstruit l’église (1859-1863). |
| Louis-Victor Gesta - Peintre-verrier |
Auteur des vitraux néo-gothiques. |
| Bernard Bénézet - Peintre |
Réalise les peintures intérieures. |
| Père Léon Valette - Curé et artiste |
Décorateur et spirituel du lieu. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-la-Drèche, située à cheval sur les communes d'Albi, Cagnac-les-Mines et Lescure-d'Albigeois dans le Tarn, tire son nom de l'occitan Nostro Damo de la Dretso (« Notre-Dame de la côte droite »), en raison de sa position dominante au-dessus de la vallée. Son origine remonte à une légende du XIIe siècle : des bergers auraient assisté à une apparition de la Vierge Marie sur la colline, puis découvert une statue de la Vierge à l'Enfant, aujourd’hui exposée au-dessus de l’autel. Un premier sanctuaire, peut-être une chapelle, est érigé pour l’abriter, avant qu’une église ne soit mentionnée en 1185 comme paroissiale. Agrandie en 1275, elle devient un lieu de pèlerinage vers 1410 grâce à une source dite « miraculeuse » et à la statue, attirant les fidèles.
Pillée et détruite pendant la Révolution française, seule la statue de la Vierge, cachée par des paysannes, aurait échappé aux saccages. L’édifice actuel est reconstruit entre 1859 et 1863 sous la direction de l’architecte Camille Bodin-Legendre, ne conservant que le chœur médiéval. Inspiré de la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi, le bâtiment adopte une nef octogonale en brique rouge, ornée de vitraux signés Louis-Victor Gesta et de peintures intérieures réalisées par Bernard Bénézet et le Père Léon Valette, curé de l’église. Classée Monument Historique en 1995, elle abrite aujourd’hui un carillon de 37 cloches et un musée amazonien lié à la mission des Franciscains de la Drêche.
L’église se distingue par son décor intérieur aux couleurs vives et ses six chapelles dédiées à des figures mariales (Immaculée Conception, Notre-Dame des Anges, etc.). Le clocher, haut de 42 mètres, abrite un carillon chromatique joué les premiers dimanches du mois, tandis que les locaux conventuels accueillent le Musée d’Amazonie de la Drêche, témoignant de l’engagement missionnaire des Franciscains au Mato Grosso. Le site reste un lieu de spiritualité active, animé par cette communauté religieuse.
Architecturalement, l’édifice mêle héritage médiéval (chœur du XIVe siècle) et reconstruction néo-gothique du XIXe siècle, illustrant l’évolution des pratiques religieuses et artistiques en Occitanie. Les éléments protégés incluent l’église elle-même, son mobilier et ses décors, reflétant à la fois son rôle historique comme sanctuaire marial et son rayonnement culturel contemporain.
Devenir actuel
L'instrument est joué tous les dimanches de 16h à 18h, l'accès au clocher est libre et gratuit pendant les horaires d'audition.