Eglise Notre-Dame-de-la-Drèche (également sur communes de Cagnac-les-Mines et Lescure-d'Albigeois) dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Eglise Notre-Dame-de-la-Drèche (également sur communes de Cagnac-les-Mines et Lescure-d'Albigeois)

  • Place Henri-de-Grosse
  • 81130 Lescure-d'Albigeois
Église Notre-Dame-de-la-Drèche de Cagnac-les-Mines
Église Notre-Dame-de-la-Drèche de Cagnac-les-Mines
Crédit photo : Travail personnel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1185
Première mention écrite
XIIe siècle
Apparition mariale légendaire
1275
Agrandissement de l'église
1410
Début du pèlerinage
XVe siècle
Construction initiale
1793
Destruction par la Révolution française
1859
Restauration
1859-1863
Reconstruction de l'église
1883
Fonte du bourdon
23 octobre 1995
Classement historique
1995
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. Albi EN 36 ; Cagnac-les-Mines A 1295 ; Lescure-d'Albigeois AA 1) : classement par arrêté du 23 octobre 1995

Personnages clés

Camille Bodin-Legendre Architecte responsable de la reconstruction de l'église au XIXe siècle.
Louis-Victor Gesta Artiste ayant créé les vitraux de l'église.
Bernard Bénézet Peintre ayant participé au cycle de peintures de l'église.
Père Léon Valette Peintre ayant participé au cycle de peintures de l'église.
Pères de la Drêche Missionnaires Tiers ordre Régulier de saint François
Frère Valette Artiste ayant réalisé le décor néo-gothique de l'église.
Mathieu Sculpteur ayant contribué à la statuaire de l'église.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-la-Drèche

L’église Notre‑Dame‑de‑la‑Drèche est un édifice catholique du Tarn, en région Occitanie, implanté sur les communes d’Albi, Cagnac‑les‑Mines et Lescure‑d’Albigeois. Son nom vient de l’occitan Nostro Damo de la Dretso, « Notre‑Dame de la côte droite », en référence à sa position dominante au‑dessus d’Albi et au chemin pentu qui y menait. Selon une tradition locale, des bergers auraient au XIIe siècle assisté à une apparition de la Vierge sur la colline et découvert ensuite une statue de la Vierge à l’Enfant, aujourd’hui placée au‑dessus de l’autel. Un premier sanctuaire, décrit comme une minuscule chapelle, aurait alors été érigé pour l’abriter. L’église est mentionnée en 1185 lorsqu’elle est élevée au rang de paroissiale, puis agrandie en 1275 ; elle devient lieu de pèlerinage vers 1410 en raison d’une source dite miraculeuse et de la présence de la statue. Pillée et détruite lors de la Révolution, la statue aurait été préservée par des paysannes qui l’auraient cachée. L’édifice actuel a été reconstruit de 1859 à 1863 sous la direction de l’architecte Camille Bodin‑Legendre, le chœur de l’ancienne église ayant été réutilisé. Les vitraux ont été réalisés par le peintre‑verrier Louis‑Victor Gesta et les peintures intérieures par Bernard Bénézet et le Père Léon Valette, curé de l’église. L’église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 23 octobre 1995. L’animation spirituelle est assurée par les Pères de la Drèche, Tiers‑Ordre régulier de saint François, qui ont exercé une mission en Amazonie et ont créé le Musée d’Amazonie de la Drèche dans les locaux conventuels. D’inspiration ouverte à la cathédrale Sainte‑Cécile, l’église présente une nef octogonale entièrement en brique rouge et un clocher de 42 mètres abritant le carillon ; l’intérieur est richement peint de couleurs vives. Six chapelles entourent la nef, dédiées respectivement à l’Immaculée Conception ; à Notre‑Dame du Rosaire et saint Dominique ; à Notre‑Dame des Anges et saint François ; à Notre‑Dame des Victoires ; à Notre‑Dame du Mont‑Carmel, sainte Thérèse d’Avila et saint Jean de la Croix ; et enfin à Notre‑Dame des Douleurs avec la Pietà. L’église conserve des statues à taille humaine de saint Joseph, saint François, saint Louis, saint Jean, saint Bernard, saint Dominique et sainte Élisabeth de Hongrie. Le clocher est l’un des principaux lieux campanaires du Tarn et abrite un carillon chromatique de trois octaves comportant trente‑sept cloches reliées à un clavier de type flamand dit « clavier coup de poings ». Le bourdon, en Mi3, est la plus ancienne cloche et a été fondue en Aveyron en 1883. Vingt‑cinq cloches proviennent de la fonderie Paccard, couvrant les registres du Mi4 au Mi6, et trois cloches de volée rétrograde sont signalées (La3, Si3, Do#4). Des cloches supplémentaires ont été ajoutées par la suite : une cloche de volée en 2010, deux en 2016 et cinq en 2017, fondues par la fonderie Cornille‑Havard, ainsi qu’une cloche datant de 1938. Le carillon est joué le premier dimanche de chaque mois de 16h à 18h et l’accès au clocher est libre et gratuit pendant ces auditions.

Devenir actuel

L'instrument est joué tous les dimanches de 16h à 18h, l'accès au clocher est libre et gratuit pendant les horaires d'audition.

Liens externes