Frise chronologique
Seconde moitié du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
Seconde moitié du XIIe siècle (≈ 1275)
Chapelle Fouquet, piliers carrés encore visibles.
1528
Don de vitraux par Jeanne de Rubenpré
Don de vitraux par Jeanne de Rubenpré
1528 (≈ 1528)
Médaillons du XVIe dans la verrière.
1562-1563
Agrandissement par Catherine de Médicis
Agrandissement par Catherine de Médicis
1562-1563 (≈ 1563)
Chevet semi-circulaire attribué à Philibert Delorme.
1792
Acquisition du buffet d’orgue
Acquisition du buffet d’orgue
1792 (≈ 1792)
Achat révolutionnaire pour 630 livres.
1920
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l’édifice.
2014
Restauration des vitraux et rosace
Restauration des vitraux et rosace
2014 (≈ 2014)
Travaux sur la façade Ouest et tribune.
2019
Remise en service de l’horloge
Remise en service de l’horloge
2019 (≈ 2019)
Restauration par l’association MRPM.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 20 février 1920
Personnages clés
| Catherine de Médicis - Duchesse douairière de la forêt de Retz |
Commanditaire de l’agrandissement en 1563. |
| Philibert Delorme - Architecte attribué |
Conception présumée du chevet semi-circulaire. |
| Jeanne de Rubenpré - Donatrice de vitraux |
Offrit des médaillons en 1528. |
| Abbé Maurice Lecomte - Historien local |
Auteur d’études sur les vitraux (XIXe). |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de La Ferté-Milon, initialement appelée chapelle Fouquet, fut construite au XIIe siècle sur le flanc du plateau du château-fort. De dimensions modestes, elle comportait des bas-côtés reliés à la nef par des piliers carrés, dont certains subsistent encore aujourd’hui. Ce premier édifice reflétait l’architecture romane de l’époque, adaptée à une population alors concentrée autour du faubourg Saint-Waast.
Au XVIe siècle, sous l’impulsion de Catherine de Médicis, duchesse douairière de la forêt de Retz, la chapelle fut agrandie pour répondre aux besoins d’une population en croissance. L’assèchement des marais, lié à la canalisation de l’Ourcq, permit l’expansion urbaine vers la rue de la Chaussée. Un chevet semi-circulaire, percé de cinq larges fenêtres et attribué à Philibert Delorme, fut ajouté en 1563, comme en témoigne la date gravée sur un bandeau orné de fleurons. La déclivité du terrain imposa la création d’une chapelle souterraine sous le nouveau chœur.
Le mobilier de l’église, partiellement classé depuis 1912, illustre son riche passé. Un buffet d’orgue du XVIIIe siècle, originaire de l’abbaye de Coincy, fut acquis en 1792 lors de la Révolution. D’autres pièces notables incluent un aigle-lutrin, une statue de saint Bruno (fin XVIIe), et une Visitation en bois polychrome du XVIe. Les vitraux, datant du XIIIe au XVIe siècle, comptent parmi les plus remarquables, avec des scènes comme celle de saint Denis ou des Litanies, ainsi que des médaillons offerts par Jeanne de Rubenpré en 1528.
Le clocher abrite six cloches, dont deux fixes du XVIIe siècle, et une horloge mécanique de 1866, restaurée en 2019. Les vitraux et la rosace, restaurés en 2014, ainsi que les baies romanes de la façade Ouest, soulignent l’évolution architecturale de l’édifice. Classée Monument Historique en 1920, l’église reste un témoignage majeur de l’histoire religieuse et urbaine de la région.
L’édifice, situé dans la vieille ville près des vestiges du château, est accessible par la rue des Rats ou la rue Jules-Girbes. Son architecture mêle influences romanes et Renaissance, tandis que son mobilier et ses vitraux reflètent les bouleversements historiques, de la période médiévale à la Révolution française.