Frise chronologique
Ve siècle
Oratoire dédié à sainte Hélène
Oratoire dédié à sainte Hélène
Ve siècle (≈ 550)
Érigé après son escale à Antipolis.
1376
Passage du pape Grégoire XI
Passage du pape Grégoire XI
1376 (≈ 1376)
Évoqué dans une fresque de 1953.
1506
Plus ancien ex-voto
Plus ancien ex-voto
1506 (≈ 1506)
Témoignage de protection contre les naufrages.
Vers 1520
Construction du couvent des Cordeliers
Construction du couvent des Cordeliers
Vers 1520 (≈ 1520)
Sanctuaire dédié à Notre-Dame de la Garde.
29 octobre 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
29 octobre 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel.
2016
Restauration et bénédiction
Restauration et bénédiction
2016 (≈ 2016)
Par Mgr André Marceau après deux ans de travaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame de la Garoupe : inscription par arrêté du 29 octobre 1926
Personnages clés
| Sainte Hélène - Impératrice romaine |
Oratoire dédié après son escale. |
| René de Savoie - Donateur du sanctuaire |
Finança la dédicace à Notre-Dame de la Garde. |
| Grégoire XI - Pape |
Passage à Antibes en 1376. |
| Joseph Dolle - Sculpteur antibois |
Auteur du retable de 1710. |
| André Marceau - Évêque de Nice |
Bénit l'église restaurée en 2016. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de la Garoupe, située sur le plateau de la Garoupe à Antibes, est un édifice religieux de style roman provençal construit au XIVe siècle. Elle surplombe la mer Méditerranée et est voisine de la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs ainsi que du phare et du sémaphore de la Garoupe. Ce site, ancien oppidum ligure, a toujours eu une vocation religieuse, passant des cultes romains dédiés à Séléné à un oratoire chrétien dédié à sainte Hélène au Ve siècle.
Au Moyen Âge, une première chapelle y est érigée, suivie vers 1520 par la construction d’un couvent des Cordeliers, dont le sanctuaire est dédié à Notre-Dame de la Garde grâce à un don de René de Savoie. L’église actuelle abrite deux nefs dédiées à deux madones : Notre-Dame de la Garde, dont la statue ornée d’un retable doré trône dans la nef droite, et Notre-Dame de Bon Port, patronne des marins, sculptée dans un tronc de figuier et tenant un trois-mâts. Ces deux figures symbolisent la double protection spirituelle et maritime du lieu.
L’intérieur de l’église est richement décoré, avec des fresques du XXe siècle, dont une de Jacques-Henri Clergues (1953) évoquant le passage du pape Grégoire XI à Antibes en 1376 et le don de René de Savoie. Le chœur abrite un retable baroque de 1710, restauré en 2017, et environ 300 ex-voto, le plus ancien datant de 1506, témoignant de remerciements pour des sauvetages en mer ou des protections contre la peste. Contrairement à beaucoup d’églises, elle a été épargnée par les révolutionnaires.
Chaque année, une procession traditionnelle descend la statue de Notre-Dame de Bon Port jusqu’à la cathédrale d’Antibes, le premier jeudi de juillet. Les marins, pieds nus et en tenue bleue et blanche, perpétuent ainsi un rituel remontant au XVIe siècle, lorsque l’invocation de la Vierge aurait chassé la peste de la ville. Les pèlerinages sur ce site remontent à l’an mil, et son millénaire a été célébré en 1981.
Classée monument historique depuis le 29 octobre 1926, l’église a bénéficié de restaurations récentes, dont une bénédiction en 2016 par Mgr André Marceau, évêque de Nice. Elle reste un lieu de dévotion majeur pour les marins et un symbole du patrimoine religieux et maritime d’Antibes.