Frise chronologique
Xe siècle
Première mention paroissiale
Première mention paroissiale
Xe siècle (≈ 1050)
Paroisse parmi les plus anciennes d’Aunis
XIe siècle
Don à l’abbaye de Saint-Cyprien
Don à l’abbaye de Saint-Cyprien
XIe siècle (≈ 1150)
Offerte par Elbe, comte de Châtelaillon
XIIe siècle
Construction de la façade romane
Construction de la façade romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Seul vestige original encore visible
XVe et XVIIe siècles
Agrandissements de la nef
Agrandissements de la nef
XVe et XVIIe siècles (≈ 1750)
Modifications post-guerres de Religion
16 septembre 1907
Classement monument historique
Classement monument historique
16 septembre 1907 (≈ 1907)
Protection de la façade médiévale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : classement par arrêté du 16 septembre 1907
Personnages clés
| Elbe, comte de Châtelaillon - Donateur au XIe siècle |
Offrit l’église à Saint-Cyprien de Poitiers |
| François Louis Brossard de Beaulieu - Peintre attribué du retable |
Auteur présumé du tableau du XVIIIe |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de La Jarne, située dans le bourg de La Jarne en Nouvelle-Aquitaine, est l’un des plus anciens lieux de culte de l’Aunis, mentionné dès le Xe siècle. Elle fut offerte au XIe siècle par Elbe, comte de Châtelaillon, à l’abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, avant de dépendre du prieuré de Doeuil-sur-le-Mignon, puis de revenir à l’évêque de Saintes. Ce monument illustre les transformations architecturales successives, avec une nef élargie aux XVe et XVIIe siècles et un chœur reconstruit au XVIIIe.
La façade romane, seul vestige du XIIe siècle, est classée monument historique depuis 1907. Elle se distingue par son portail à archivolte plein cintre, ses contreforts en colonnes et ses corniches à modillons sculptés évoquant des scènes symboliques (sirène, centaure, lutteurs). Ces éléments reflètent l’art roman poitevin et les préoccupations morales de l’époque, comme la lutte contre les vices. Le campanile actuel, ajout moderne, abrite deux cloches.
À l’intérieur, un retable du XVIIIe siècle, orné d’un tableau attribué à François Louis Brossard de Beaulieu, témoigne de l’évolution artistique du lieu. Les modifications ultérieures (guerres de Religion, agrandissements) soulignent son rôle central dans la vie paroissiale et les enjeux politiques locaux. Aujourd’hui, la façade reste le joyau patrimonial de cette église, symbole de l’héritage médiéval et religieux de la région.