Frise chronologique
Vers 1220
Sculpture du tympan méridional
Sculpture du tympan méridional
Vers 1220 (≈ 1220)
Vierge en majesté et moines bénédictins.
XIIe siècle (1ère moitié)
Construction de la base du clocher
Construction de la base du clocher
XIIe siècle (1ère moitié) (≈ 1250)
Style roman, vestige du prieuré bénédictin.
Début XIIIe siècle
Édification de l'église gothique
Édification de l'église gothique
Début XIIIe siècle (≈ 1304)
Nef, chevet plat et portails sculptés.
XVIe siècle
Construction du cloître Renaissance
Construction du cloître Renaissance
XVIe siècle (≈ 1650)
Galerie et portail de style Renaissance.
1846
Classement de l'église
Classement de l'église
1846 (≈ 1846)
Première liste des monuments historiques.
23 juillet 1921
Classement du cloître
Classement du cloître
23 juillet 1921 (≈ 1921)
Protection complémentaire du site.
1997
Création du jardin médicinal
Création du jardin médicinal
1997 (≈ 1997)
Réaménagement du cloître en jardin symbolique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1846 ; Cloître attenant à l'église : classement par arrêté du 23 juillet 1921
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage nommé dans les sources |
Les textes ne citent aucun acteur historique précis. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-la-Nativité de Donnemarie, située à Donnemarie-Dontilly (Seine-et-Marne), fut principalement construite dans la première moitié du XIIIe siècle, sur les vestiges d’un prieuré bénédictin du XIIe siècle. Son clocher conserve une base romane, tandis que sa nef gothique, ses vitraux du XIIIe siècle et ses portails sculptés illustrent l’art médiéval. Un cloître Renaissance, érigé au XVIe siècle à l’emplacement de l’ancien cimetière monastique, abrite aujourd’hui un jardin de plantes médicinales.
Classée monument historique dès 1846 pour l’église et en 1921 pour le cloître, elle témoigne de l’évolution architecturale entre roman et gothique. Ses portails occidentaux, mutilés pendant la Révolution, présentent des tympans sculptés (Christ en majesté, Vierge en gloire) et des statues-colonnes d’apôtres. Le portail méridional, épargné, montre une Maestà entourée de moines bénédictins, soulignant le lien avec l’ancien prieuré.
À l’intérieur, la nef à trois niveaux (arcades, triforium, fenêtres hautes) et ses voûtes sur croisées d’ogives abritent des vitraux anciens, dont une rosace du XIIIe siècle illustrant le Jugement dernier. Le cloître, avec ses galeries en châtaignier et son portail Renaissance, mène à une chapelle funéraire et un jardin symbolique inspiré des douze apôtres. L’ensemble reflète à la fois la spiritualité médiévale et les savoirs botaniques de l’époque.
Les éléments mobiliers, comme les fonts baptismaux en pierre et fonte ou les clôtures du XVIIIe siècle en fer forgé, complètent ce patrimoine. Le site, propriété communale, reste un exemple rare en France d’un ensemble église-cloître préservé, mêlant fonctions religieuses, mémorielles et pédagogiques (jardin des simples).