Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation du prieuré bénédictin
Fondation du prieuré bénédictin
XIIe siècle (≈ 1250)
Construction de l’église priorale Saint-Georges.
1494
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
1494 (≈ 1494)
Départ des moines pour Couches.
1527
Rattachement à Beaubigny
Rattachement à Beaubigny
1527 (≈ 1527)
Devenue succursale paroissiale.
1654
Autonomie paroissiale
Autonomie paroissiale
1654 (≈ 1654)
Sous le chapitre d’Autun.
1822
Construction de la flèche
Construction de la flèche
1822 (≈ 1822)
Achèvement du clocher Renaissance.
15 mars 1909
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
15 mars 1909 (≈ 1909)
Protection de l’édifice et du portail roman.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 15 mars 1909
Personnages clés
| Abbaye Saint-Pierre de Flavigny-sur-Ozerain - Fondateur du prieuré |
À l’origine de l’église priorale. |
| Famille Pot - Seigneurs locaux |
Chapelle privée dans le transept nord. |
| Chapitre cathédral d’Autun - Patron de la paroisse |
Supervise l’autonomie en 1654. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-la-Nativité, autrefois église priorale Saint-Georges, fut édifiée au XIIe siècle au sein d’un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye Saint-Pierre de Flavigny-sur-Ozerain. Ce prieuré, administré à partir du XIVe siècle par celui de Saint-Georges de Couches, abritait une chapelle seigneuriale dédiée à la famille Pot dans son transept nord. L’incendie de 1494 marqua un tournant : les moines quittèrent La Rochepot pour Couches, et l’église, devenue succursale de Beaubigny en 1527, acquit son autonomie paroissiale en 1654 sous l’autorité du chapitre d’Autun.
Le clocher, reconstruit à la Renaissance, fut coiffé d’une flèche en 1822 après plusieurs campagnes de restauration (charpente en 1776, contreforts en 1783, absidioles et portail ouest entre 1870-1875). Le portail roman visible dans le mur nord du bas-côté, vestige des bâtiments conventuels, témoigne de l’histoire bénédictine du site. Classée aux Monuments Historiques en 1909, l’église conserve aujourd’hui son vocable de Notre-Dame-de-la-Nativité, tout en portant les traces de ses transformations architecturales et de son passé prioral.
Les vestiges du prieuré, vendus à la Révolution, ont disparu, mais l’édifice reste un exemple remarquable d’architecture romane en Bourgogne, mêlant héritage médiéval et ajouts postérieurs. Son classement en 1909 a permis de préserver ce patrimoine lié à l’ordre de Saint-Benoît et à l’histoire seigneuriale locale, notamment à travers la famille Pot, dont la chapelle privée subsiste dans le transept nord.