Frise chronologique
1253
Fondation attestée
Fondation attestée
1253 (≈ 1253)
Donation de Marie, épouse de Jean Sans-Pitié.
XVIe siècle (seconde moitié)
Reconstruction du chœur
Reconstruction du chœur
XVIe siècle (seconde moitié) (≈ 1650)
Style gothique flamboyant et Renaissance.
1701
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1701 (≈ 1701)
Classée monument historique, bénie par Pierre Pelcerf.
1926
Restauration
Restauration
1926 (≈ 1926)
Financée par Jules Dandoy.
9 octobre 1969
Classement MH
Classement MH
9 octobre 1969 (≈ 1969)
Inscription du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur (cad. A 171) : inscription par arrêté du 9 octobre 1969
Personnages clés
| Marie (épouse de Jean Sans-Pitié) - Donatrice |
Fonde la paroisse en 1253. |
| Guillaume de Verthamont - Seigneur de Villaines |
Assassiné en 1601, commémoré par une plaque. |
| Auguste Macé Leboulanger - Baron et bienfaiteur |
Offre la cloche en 1701. |
| Pierre Pelcerf - Curé |
Bénit la cloche en 1701. |
| Jules Dandoy - Mécène |
Finance la restauration en 1926. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-la-Nativité de Villaines-sous-Bois, située dans le Val-d’Oise, est attestée dès 1253 par une donation de Marie, épouse de Jean Sans-Pitié. Le clocher, dépourvu de style distinctif, pourrait dater de cette époque médiévale. La paroisse, initialement dépendante de Belloy-en-France, est mentionnée pour la première fois dans un acte de 1253, bien qu’absente des pouillés du XIIIe siècle. Le premier curé connu, Jean Terrée, apparaît en 1384.
Au XVIe siècle, le chœur est reconstruit dans un style hybride mêlant gothique flamboyant (nervures, arcs brisés) et Renaissance (clés pendantes, chapiteaux sculptés). Ce chœur, bien que modeste (une travée carrée), se distingue par une voûte complexe à neuf clés, ornée de motifs végétaux et géométriques. La nef, quant à elle, est rebâtie au XVIIIe siècle sous forme d’une salle rectangulaire sobre, reflétant la petite taille de la paroisse (moins de 30 feux).
Sous la Révolution, la paroisse est supprimée, et le mobilier (maître-autel, statue de la Vierge) est transféré à Belloy-en-France. Le cimetière, bénit en 1528 par Mgr Poncher, est déplacé. Au XIXe siècle, l’église est restaurée grâce à des dons privés (Jules Dandoy en 1926). Classée aux monuments historiques en 1969 pour son chœur, elle est aujourd’hui remarquablement conservée. Malgré sa taille réduite, elle accueille encore des messes selon le rite tridentin, perpétuant une tradition liturgique rare.
Le mobilier inclut des éléments notables comme une cloche en bronze de 1701, classée monument historique, offerte par le baron Auguste Macé Leboulanger et bénie par le curé Pierre Pelcerf. Une plaque commémorative de 1601 rappelle l’assassinat de Guillaume de Verthamont, seigneur local, par un habitant de Villiers-le-Sec. Les fonts baptismaux, en pierre calcaire monolithique, et une statue de saint Jacques le Majeur (XVIIe siècle) complètent cet ensemble modeste mais évocateur.
Architecturalement, l’église allie rusticité et raffinement : le clocher en moellons, aux baies en tiers-point, contraste avec la nef sobre et le chœur orné. Les chapiteaux Renaissance, inspirés des métopes antiques, et les clés de voûte pendantes (dont une mutilée à la Révolution) témoignent d’une influence artistique inattendue pour une église rurale. Les vitraux récents et le bénitier en coquillage ajoutent une touche pittoresque à ce patrimoine préservé.