Frise chronologique
1205–1240
Construction initiale
Construction initiale
1205–1240 (≈ 1223)
Édification de l’église gothique de transition.
1516
Destruction du porche-clocher
Destruction du porche-clocher
1516 (≈ 1516)
Jugé trop vétuste, le porche est démoli.
1760–1770
Modification du clocher
Modification du clocher
1760–1770 (≈ 1765)
Ajout d’un niveau et d’une aiguille (52 m).
1849 et 1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1849 et 1862 (≈ 1862)
Double protection après les travaux de Jean-Eloi Leriche.
1865–1870
Restauration par Viollet-le-Duc
Restauration par Viollet-le-Duc
1865–1870 (≈ 1868)
Transformation de la façade et des arcs-boutants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par avis de classement du 13 mars 1849 et liste de 1862
Personnages clés
| Jean-Eloi Leriche - Curé et historien local |
A permis le classement de l’église. |
| Eugène Viollet-le-Duc - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux du XIXe siècle. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-la-Nativité, située à Villeneuve-le-Comte (Seine-et-Marne), est un édifice religieux gothique de transition construit entre 1205 et 1240. Elle se distingue par ses matériaux variés : grès pour les piliers, pierre calcaire pour les encadrements et meulières enduites pour les murs. À l'origine, elle comportait un porche-clocher et une tour beffroi, mais le porche, jugé vétuste, fut détruit en 1516. Le clocher, modifié à plusieurs reprises, atteint aujourd’hui 52 mètres après l’ajout d’une aiguille entre 1760 et 1770.
Classée monument historique dès 1849 puis en 1862 grâce aux recherches de Jean-Eloi Leriche, curé local, l’église subit une restauration majeure entre 1865 et 1870 sous la direction de Viollet-le-Duc. Ces travaux inclurent la suppression des arcs-boutants, le remplacement de la baie façade par une rosace, et l’effacement des peintures médiévales. L’intérieur, voûté de croisées d’ogives, conserve des chapiteaux et clefs de voûte sculptés de têtes, typiques de l’art gothique.
Le mobilier de l’église compte plusieurs éléments classés, dont une Vierge à l’Enfant du XIVe siècle, des dalles funéraires (XIIIe–XVIIe siècles), et des panneaux sculptés de 1642. Ces objets illustrent l’évolution artistique et religieuse du site, marqué par des siècles d’histoire locale. L’édifice, propriété de la commune, reste un témoignage architectural majeur de la Seine-et-Marne, lié au diocèse de Meaux.