Église Notre-Dame de la Pitié de Boussagues à La Tour-sur-Orb dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Notre-Dame de la Pitié de Boussagues

  • D23E4
  • 34260 La Tour-sur-Orb
Église Notre-Dame de la Pitié de Boussagues
Église Notre-Dame de la Pitié de Boussagues
Église Notre-Dame de la Pitié de Boussagues
Église Notre-Dame de la Pitié de Boussagues
Crédit photo : Fagairolles 34 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin XIIe siècle - Début XIIIe siècle
Construction initiale
Seconde moitié du XIVe siècle
Reconstruction de la nef
1520
Élargissement de la nef
XIXe siècle
Aménagement de l'entrée
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise de Boussagues (cad. AY 118) : inscription par arrêté du 6 janvier 1988

Personnages clés

G. Merle Archiprêtre responsable de l'élargissement de la nef en 1520.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame de la Pitié de Boussagues

L'église Notre‑Dame‑de‑la‑Pitié de Boussagues, située au hameau de Boussagues sur la commune de La Tour‑sur‑Orb (Hérault, Occitanie), est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1988. Le chœur et l'abside appartiennent à l'édifice primitif, daté de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, comme en témoignent les grosses nervures à boudin. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, la nef s'effondra puis fut immédiatement rebâtie avec un angle de dix degrés par rapport au chœur et doublée en longueur. À cette époque fut élevé au nord un clocher‑porche et l'abside fut surélevée, créant une chambre d'observation pour la défense du village, munie de créneaux vers le sud. En 1520, sous la direction de l'archiprêtre G. Merle, la nef fut élargie vers l'ouest d'environ deux mètres. L'édifice présente aujourd'hui une nef unique et un chevet semi‑circulaire. La façade occidentale porte une entrée principale aménagée au XIXe siècle dans l'emplacement d'un portail plein cintre plus ancien, dont subsistent quelques moulures et l'empreinte de l'intrados. Le mur ouest de la nef comporte une porte dite « Porte des Morts » donnant sur le cimetière primitif ; elle est actuellement condamnée. La nef est éclairée par deux séries d'ouvertures disposées en quinconce dans le mur gouttereau sud. Le chœur, séparé de la nef par un arc diaphragme, est voûté en berceau brisé sur sa travée et se termine par un cul‑de‑four au niveau de l'abside ; ses chapiteaux sont tous sculptés. Des restes de ressauts sous le toit du chevet suggèrent que l'arc diaphragme a pu porter un clocher‑mural. Le clocher, de section carrée et situé au nord du chevet, ouvre sa chambre des cloches par deux baies en plein cintre sur chaque paroi et la salle inférieure est couverte d'une voûte en arc de cloître, sous les étages supérieurs d'abris campanaires. On rapporte enfin qu'un accès, situé au niveau du chœur et menant à une salle basse, aurait été volontairement comblé.

Liens externes