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Église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat en Haute-Garonne

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise Eglise gothique

Église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat

    1-15 Rue de la Vieille Église
    31260 Salies-du-Salat
Propriété de la commune
Église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat
Église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat
Église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat
Église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat
Église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat
Crédit photo : Daniel VILLAFRUELA. - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
1214
Première mention du château
1443
Passage sous la couronne de France
XIVe siècle
Construction de la chapelle
1825
État de ruine attesté
27 février 1925
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (ruines de l'ancienne) : inscription par arrêté du 27 février 1925

Personnages clés

Marguerite de Comminges - Fille de Pierre Raimond II Épouse Mathieu de Foix, unissant les comtés.
Mathieu de Foix - Comte de Foix et Comminges Propriétaire avant le rattachement à la couronne.
Charles VII - Roi de France Acquiert la châtellenie par traité en 1443.
Casimir Barrière-Flavy - Historien local (XXe siècle) Signale son état de délabrement en 1917.
Viguier de Galard - Seigneur chargé de la châtellenie Gouverneur sous Charles VII au XVe siècle.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame-de-la-Pitié de Salies-du-Salat, édifiée au XIVe siècle, était la chapelle castrale du château des comtes de Comminges. Construite en moellons et pierre de taille, elle présentait un plan allongé à nef unique, avec des contreforts sud et une voûte d’arêtes aujourd’hui effondrée. Ses ouvertures, en pierre claire, contrastent avec les murs, et son portail gothique orné de moulures toriques et de feuillages témoigne d’un artisanat soigné. Un clocher-arcade roman, percé de trois baies en plein cintre, couronnait la façade orientale.

La chapelle s’inscrit dans l’histoire du Comté de Comminges, passé sous l’autorité de la maison de Foix au XIVe siècle par le mariage de Marguerite de Comminges avec Mathieu de Foix. Mentionnée dès 1214 lors de la soumission des comtes au légat du pape, elle devint propriété royale en 1443 après un traité entre Charles VII et Mathieu de Foix. La châtellenie fut ensuite confiée à des seigneurs locaux, comme Viguier de Galard ou Jean de Gérus, avant d’être abandonnée après le XVIe siècle. Les vestiges, déjà ruinés au XIXe siècle, furent inscrits aux Monuments historiques en 1925.

Les fouilles et observations du XIXe et XXe siècles révèlent une chapelle à un seul niveau d’élévation, avec des traces de peintures murales et des chapiteaux sculptés. Son déclin s’accéléra après 1825, date à laquelle elle était déjà décrite comme ruinée. Le couvrement du chevet, encore visible en 1923, avait disparu en 1984, tout comme un arbre ayant poussé dans la nef. Aujourd’hui, les ruines se dressent sur la motte Montayan, entre les rues du Château et de la Vieille Église, dernier témoignage de l’enceinte castrale.

Deux phases de construction sont évoquées par les historiens : une première chapelle et un donjon au XIIe siècle, suivis de la reconstruction du château, des remparts et de l’église au XIVe siècle. L’accès à la forteresse se faisait par un chemin menant à une porte dans les murailles, donnant directement sur la chapelle. Son portail sud, principal, et son état de délabrement précoce – déjà souligné en 1917 par Casimir Barrière-Flavy – illustrent son abandon progressif après la perte de sa fonction cultuelle.

Le site, propriété de la commune, conserve des éléments architecturaux remarquables malgré son état. Le clocher-arcade, les contreforts, et les départs d’arcs de la voûte offrent un aperçu de son passé médiéval. Les sources manquent cependant pour retracer précisément son usage après le XVIe siècle, période à partir de laquelle les gouverneurs du château ne sont plus documentés. Son inscription en 1925 visait à préserver ces vestiges, aujourd’hui réduits à des ruines ouvertes au public.

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