Frise chronologique
496
Baptême de Clovis
Baptême de Clovis
496 (≈ 496)
Début de la christianisation des campagnes.
638
Mort de Dagobert
Mort de Dagobert
638 (≈ 638)
Début des troubles incitant à construire Saint-Projet.
1486
Construction de la 5e église
Construction de la 5e église
1486 (≈ 1486)
Notre-Dame-de-la-Purification hors des remparts.
1562
Pillage par les huguenots
Pillage par les huguenots
1562 (≈ 1562)
Incendie de l’église médiévale.
1702-1710
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
1702-1710 (≈ 1706)
Édifice avec nef et bas-côtés.
1830-1850
Restauration majeure
Restauration majeure
1830-1850 (≈ 1840)
Portail, statue de la Vierge, vitraux ajoutés.
1857
Installation du timbre d’horloge
Installation du timbre d’horloge
1857 (≈ 1857)
Structure en ferronnerie sur le clocher.
1904
Ajout du chemin de croix
Ajout du chemin de croix
1904 (≈ 1904)
Fabrication artisanale.
22 novembre 1990
Classement monument historique
Classement monument historique
22 novembre 1990 (≈ 1990)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Notre-Dame-de-la-Purification (cad. C 373) : classement par arrêté du 22 novembre 1990
Personnages clés
| Clovis - Roi des Francs |
Initiateur de la christianisation (496). |
| Dagobert - Roi mérovingien |
Sa mort (638) déclenche des troubles locaux. |
| Saint Projet - Évêque d’Auvergne |
Patron de la 3e église de Lauris. |
| Vallon - Architecte aixois |
Concepteur des chapelles latérales (XVIIIe). |
| Ollier - Sculpteur |
Auteur de la statue de la Vierge (1854). |
| Jean Christol - Peintre |
Auteur de tableaux (1854-1855). |
| Fulcrand Brunet - Maître-verrier |
Créateur des vitraux (1864). |
| Sollier - Architecte à Apt |
Dessinateur du timbre d’horloge (1857). |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-la-Purification de Lauris, située dans le Vaucluse, trouve ses origines dans une longue histoire religieuse locale. Dès le Ve siècle, après le baptême de Clovis (496), la christianisation des campagnes s’organise autour de monastères. Deux premières églises, Saint-Martin et Saint-Jean, sont construites à Lauris. Après la mort de Dagobert (638), les troubles incitent les habitants à se réfugier sur les hauteurs et à ériger une troisième église, dédiée à saint Projet, probablement sur l’emplacement du futur château. Les seigneurs s’étant approprié ce lieu, les Laurisiens bâtissent une quatrième église, Saint-Julien, au cœur du village, servant de lieu de sépulture et de réunion.
En 1486, une cinquième église est construite hors des remparts, sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Purification, reflétant la dévotion mariale du XVe siècle. Pillée et incendiée par les huguenots en 1562, elle menace ruine à la fin du XVIIe siècle. Malgré les difficultés, une sixième église, plus vaste avec deux bas-côtés et un chœur dépassant les remparts, est édifiée entre 1702 et 1710. Fermée après la Révolution française, elle perd une grande partie de ses objets liturgiques, ne conservant que quelques tableaux et artefacts des XVIe et XVIIe siècles.
De 1830 à 1850, l’église subit une restauration majeure : réfection du portail, ajout d’une statue de la Vierge en façade (1854), et installation de vitraux. En 1857, une structure en ferronnerie orne le clocher pour y placer un timbre d’horloge, conçu par l’architecte Sollier et fabriqué par les frères Mousquet. Le chemin de croix, ajouté en 1904, complète cet ensemble. Classée monument historique en 1990, l’église se distingue par son architecture du XVIIIe siècle, ses quatre chapelles latérales conçues par l’architecte aixois Vallon, et son mobilier, incluant des tableaux des XVIIe et XIXe siècles et des vitraux signés Fulcrand Brunet (1864).
Aujourd’hui, l’édifice conserve une statue de la Vierge à l’Enfant (2,20 m, calcaire) sculptée par Ollier en 1854, ainsi qu’une série de tableaux religieux, dont des œuvres de Jean Christol (1854-1855). Son histoire reflète les bouleversements politiques et religieux de la région, depuis la christianisation mérovingienne jusqu’aux restaurations du XIXe siècle, en passant par les guerres de Religion et la Révolution.