Église Notre-Dame de La Souterraine dans la Creuse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Notre-Dame de La Souterraine

  • 35 Place du Marché
  • 23300 La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Église Notre-Dame de La Souterraine
Crédit photo : Jochen Jahnke 17:00, 8. Jan. 2010 (CET) - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
1015
Donation initiale
1170
Poursuite des travaux
1197
Achèvement de la coupole
1220
Consécration de l'église
Milieu du XIIe siècle
Début de la construction
Fin du XIIe siècle au premier quart du XIIIe siècle
Rénovation et intégration
1506 et 1604
Inscriptions sur le clocher
1850 à 1884
Restauration majeure
1904 et 1908
Travaux sur le côté sud
1937
Réaménagement de la crypte
2003
Stabilisation du clocher
2018 à 2021
Réhabilitation du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1840

Personnages clés

Géraud de Crozant Vicomte de Bridiers, donateur du sanctuaire à l'abbaye Saint-Martial de Limoges.
Paul Abadie Architecte responsable de la restauration majeure au XIXe siècle.
Darcy Architecte ayant réalisé des travaux sur le côté sud au début du XXe siècle.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L'église Notre-Dame de La Souterraine se situe boulevard Mestadier, au centre de La Souterraine (Creuse, Nouvelle-Aquitaine). Le site accueille un sanctuaire implanté sur une ancienne nécropole, donné vers 1015 par Géraud de Crozant, vicomte de Bridiers, à l'abbaye Saint-Martial de Limoges. Un prieuré dépendant de cette abbaye s'implante alors et aménage l'ancien sanctuaire, qui sera ensuite inclus dans une grande église édifiée aux XIIe et XIIIe siècles. L'édifice en granite illustre la transition du roman vers le gothique. Sa construction s'effectue en trois campagnes : au milieu du XIIe siècle sont élevées les première et deuxième travées et une partie de la troisième ; après 1170 se poursuivent la troisième et la quatrième travée de la nef ; de la fin du XIIe siècle au premier quart du XIIIe siècle l'ancien oratoire est remanié et intégré dans une crypte pour renforcer les fondations, tandis que le transept et le chœur sont construits. La coupole de la croisée du transept est achevée en 1197 et l'église semble avoir été consacrée vers 1220. Le clocher, fortifié en 1171 pour servir de refuge, voit sa construction se poursuivre en 1207 ; ses parties hautes sont reprises à la fin du XVe siècle et portent des inscriptions datées de 1506 et 1604. Les bâtiments claustraux au nord sont détruits aux guerres de religion, mais la salle capitulaire subsiste encore en 1630. Des textes de 1691 et 1714 signalent un mauvais état général avec voûtes lézardées et contreforts fendus ayant provoqué des effondrements. Transformée en temple de la Raison durant la Révolution, l'église tombe ensuite en décrépitude. Une vaste restauration conduite par l'architecte Paul Abadie de 1850 à 1884 comprend la réfection des murs et des voûtes du transept et d'une partie de la nef, la reprise de la coupole de la croisée, l'adjonction de deux clochetons de part et d'autre du clocher, la construction d'un nouveau chevet et la création d'une sacristie en 1875. L'architecte Darcy réalise des travaux sur le côté sud entre 1904 et 1908, la crypte est réaménagée en 1937 et des fouilles de 1982 mettent au jour le niveau primitif de l'église. En 2003, une fissure menaçant l'effondrement du clocher entraîne des mesures d'urgence de stabilisation. De 2018 à 2021, des travaux de réhabilitation portent sur le fût du clocher, la flèche et une partie du bas-côté sud ; ces opérations sont subventionnées par l'État (50 %), la Région Nouvelle-Aquitaine (15 %) et une souscription publique soutenue par la Fondation du patrimoine. L'église, dédiée à la Vierge, fut probablement un lieu de pèlerinage sur la Via Lemovicensis où l'on vénérait l'image de la Mère de Dieu et qui constituait une halte vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle a été l'objet d'un long contentieux entre les moines de Saint-Martial et une communauté de religieux séculiers assurant le service paroissial dédié à saint André. La façade, avec un portail polylobé en arc légèrement brisé flanqué de deux lanternons, reflète une influence mozarabe attribuée aux pèlerins jacquaires. Le clocher, qui domine la cité, dépasse 60 mètres de hauteur et l'accès à la crypte s'effectue depuis la place d'Armes. Le mobilier est riche : plusieurs objets sont protégés dans la base Palissy, dont une cloche de 1555, déposée. L'édifice est classé au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Liens externes