Chapelle romane 1125 (≈ 1125)
Construction de la chapelle romane, partie la plus ancienne de l'église.
1533
Rénovation et agrandissement
Rénovation et agrandissement 1533 (≈ 1533)
Réédification du mur nord et création des bas-côtés sud.
XVe siècle
Construction majeure
Construction majeure XVe siècle (≈ 1550)
La plus grande partie de l'édifice est construite aux XVe et XVIe siècles.
XVIIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures XVIIe siècle (≈ 1750)
Édification d'un bâtiment au sud et installation d'un retable en pierres polychromes.
XIXe siècle
Restauration générale
Restauration générale XIXe siècle (≈ 1865)
Plusieurs campagnes de restauration et de réparation de la façade et du pignon.
1922
Installation du retable
Installation du retable 1922 (≈ 1922)
Le retable de pierre prend sa place actuelle en remplaçant l'ancien jubé.
1931
Protection historique
Protection historique 1931 (≈ 1931)
L'édifice est protégé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame-de-la-Tronchaye (cad. AB 189) : classement par arrêté du 22 janvier 1931
Personnages clés
Exupère de Larlan
Responsable de l'installation du retable en pierres polychromes au XVIIe siècle.
Françoise d'Amboise
Statue présente dans l'église, personnage historique lié à la région.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-la-Tronchaye
L'église Notre‑Dame‑de‑la‑Tronchaye, ancienne collégiale située à Rochefort‑en‑Terre dans le Morbihan, conserve des vestiges remontant aux époques romane et gothique. Les parties les plus anciennes, notamment la croisée du transept et sa tour fortifiée — la chapelle romane étant datée de 1125 — ainsi que certains murs et colonnes, renvoient aux XIe‑XIIIe siècles. L'édifice avait à l'origine la forme d'une croix latine avec chœur, transepts et trois nefs. La plus grande partie de la construction date des XVe et XVIe siècles, avec des remaniements et agrandissements importants attestés par une inscription de 1533 sur l'élévation nord de la nef qui marque la réédification du mur nord et la reprise et création de bas‑côtés sud. Au XVIIe siècle, la disposition générale fut modifiée par l'édification au sud d'un bâtiment qui a doublé l'ancien bas‑côté ; c'est aussi au XVIIe siècle qu'Exupère de Larlan fit installer un retable en pierres polychromes, aujourd'hui placé au fond du chœur. Au XIXe siècle, le pignon du chevet a été remonté et un avant‑corps bâti sur la façade occidentale pour soutenir les terres et libérer cette face ; le côté sud fut restauré en 1865, la façade nord remise en état en 1887, et en 1898 le pignon ouest fut réparé tandis qu'une tribune était aménagée. En 1922 le retable de pierre prit sa place actuelle en remplaçant l'ancien jubé, et des vitraux furent posés : le Sacré‑Cœur sur le pignon est et la scène de la découverte de la statue sur le côté sud. L'édifice est protégé au titre des monuments historiques par arrêté du 22 janvier 1931. D'après la légende, l'église aurait été élevée sur le lieu où fut retrouvée, au XIIe siècle, une statue de la Vierge allaitant l'Enfant, découverte que rappelle un vitrail daté de 1927 ; on raconte que la statue aurait été cachée dans le tronc d'un arbre deux siècles plus tôt, lors des incursions vikings. Parmi les éléments remarquables de l'église figurent la nef, la façade, le vitrail du chœur, la statue de Notre‑Dame‑de‑la‑Tronchaye, le retable du début du XVIIe siècle, une statue de Françoise d'Amboise, des miséricordes, une fausse gargouille en forme d'animal ailé, les fonts baptismaux, la chaire à prêcher et le calvaire installé devant l'édifice.