Fondation de l'église 1291 (≈ 1291)
L'église est élevée après la fondation de la bastide par le comte Bernard VI d'Armagnac.
Début du XVe siècle
Ajout du clocher-tour
Ajout du clocher-tour Début du XVe siècle (≈ 1504)
Construction d'un clocher-tour fortifié et ajout de quatre chapelles entre les contreforts de la nef.
1638
Changement de vocable
Changement de vocable 1638 (≈ 1638)
L'église est dédiée à Notre-Dame de l'Assomption suite à un vœu de Louis XIII.
XVIe siècle
Modifications de la nef
Modifications de la nef XVIe siècle (≈ 1650)
La nef est surhaussée et les deux premières travées reçurent un voûtement d'ogives.
1820
Modification des fenêtres
Modification des fenêtres 1820 (≈ 1820)
Les fenêtres actuelles de la nef sont ajoutées.
1831
Décor peint du chœur
Décor peint du chœur 1831 (≈ 1831)
La face intérieure du chœur est homogénéisée par un décor peint en camaïeu par le peintre Seroni.
1880
Extension du voûtement
Extension du voûtement 1880 (≈ 1880)
Le voûtement d'ogives est étendu au reste de l'édifice.
23 septembre 1970
Inscription de l'autel
Inscription de l'autel 23 septembre 1970 (≈ 1970)
L'autel de l'église fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 436) : inscription par arrêté du 23 septembre 1970
Personnages clés
Bernard VI d'Armagnac
Comte ayant fondé la bastide et initié la construction de l'église.
Louis XIII
Roi de France ayant dédié l'église à Notre-Dame de l'Assomption en 1638.
Victor Seroni
Peintre ayant réalisé le décor peint du chœur en 1831.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame de l'Assomption de Labastide-d'Armagnac (Landes) est un édifice à chevet plat et nef unique, élevé après la fondation de la bastide par le comte Bernard VI d'Armagnac en 1291. D'abord dédiée à saint Jean-Baptiste, elle reçut son vocable actuel en 1638 à la suite d'un vœu de Louis XIII. L'autel de l'église fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 23 septembre 1970, et l'édifice ainsi que certains éléments du mobilier figurent à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, à l'instar de la Place Royale voisine. L'église accueille par ailleurs des manifestations culturelles, concerts notamment, en raison de la qualité de son acoustique. Le parement extérieur révèle de nombreux remaniements, parmi lesquels l'édification d'un clocher-tour fortifié et l'ajout de quatre chapelles entre les contreforts de la nef au début du XVe siècle. Ces chapelles latérales étaient primitivement dédiées aux saints Jean-Baptiste, Eutrope, Joseph et Martin ; elles s'inscrivent aujourd'hui entre des contreforts parfois partiellement masqués par des constructions adjacentes. Le chevet, large d'environ seize mètres et bâti en pierre de moyen appareil, est épaulé par deux contreforts d'angle et par un contrefort central qui renforçait un mur percé de trois fenêtres, désormais obturées. Le clocher-porche, élevé au début du XVe siècle contre la façade nord, présente à son étage inférieur un porche abritant le portail sur une banquette en pierre ; cette tour, à l'origine percée de meurtrières et peut-être dotée d'une porte fortifiée, fut surhaussée au XVIe siècle. La nef fut elle aussi modifiée : au XVIe siècle elle fut surhaussée et les deux premières travées à partir du chœur reçurent un voûtement d'ogives à liernes et tiercerons, voûtement qui n'a été étendu au reste de l'édifice qu'en 1880 ; les fenêtres actuelles de la nef datent de 1820. Le mur du chœur porte une grisaille du XVIIIe siècle représentant une architecture à quatre colonnes ; sa face intérieure a été homogénéisée par un décor peint en 1831, réalisé en camaïeu par le peintre Seroni et exécuté en pigments naturels fixés à la colle. Ce décor en trompe-l'œil utilise notamment de la terre de Sienne brûlée, du blanc et de l'ombre brûlée pour les parties foncées. L'intérieur présente une voûte en croisée d'ogives et quatre niches des Évangélistes qui abritent des statues monumentales en plâtre. Le maître-autel en bois doré, décoré de faux marbre et surmonté d'un retable à baldaquin, forme un ensemble avec des anges adorateurs en faux marbre ; les boiseries latérales définissent des stalles. Une pietà en bois polychrome est exposée dans la nef et les fonts baptismaux sont aménagés près de l'entrée, à gauche.