Frise chronologique
VIe siècle
Fondation légendaire
Fondation légendaire
VIe siècle (≈ 650)
Chapelle initiale attribuée à Gildas le Sage.
Xe siècle
Reconstruction post-viking
Reconstruction post-viking
Xe siècle (≈ 1050)
Rebâtie sous Geoffroi Ier de Bretagne.
1502
Incendie et reconstruction partielle
Incendie et reconstruction partielle
1502 (≈ 1502)
Intégration d’éléments gothiques bretons.
1491-1552
Construction du porche nord
Construction du porche nord
1491-1552 (≈ 1522)
Style gothique flamboyant avec statues des Apôtres.
1630
Achèvement de la tour-clocher
Achèvement de la tour-clocher
1630 (≈ 1630)
Tour fortifiée visible depuis la mer.
1666
Ajout de la flèche en granit
Ajout de la flèche en granit
1666 (≈ 1666)
Somme la tour de guet.
13 janvier 1912
Création de la paroisse
Création de la paroisse
13 janvier 1912 (≈ 1912)
Larmor-Plage devient commune indépendante.
8 février 1990
Classement monument historique
Classement monument historique
8 février 1990 (≈ 1990)
Protection de l’édifice et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame (cad. AM 369) : classement par arrêté du 8 février 1990
Personnages clés
| Gildas le Sage - Fondateur légendaire |
Aura fondé la chapelle initiale au VIe siècle. |
| Geoffroi Ier de Bretagne - Duc de Bretagne (Xe siècle) |
Commanditaire de la reconstruction post-viking. |
| Louis VIII de Rohan-Guéméné - Seigneur local |
Finança l’achèvement de la tour en 1630. |
| Cédric de Pierrepont - Officier marinier (forces spéciales) |
Funérailles célébrées en 2019 dans l’église. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Larmor-Plage, située dans le Morbihan en Bretagne, est un édifice catholique marqué par une histoire millénaire. Selon la tradition, une première chapelle aurait été fondée au VIe siècle par Gildas le Sage, détruite par les Vikings puis reconstruite au Xe siècle sous Geoffroi Ier de Bretagne. Devenue un lieu de pèlerinage pour les marins, elle conserve quatre piliers romans du XIVe siècle, témoins de sa structure médiévale. Son porche nord, de style gothique flamboyant (1491-1552), abrite douze statues des Apôtres et une représentation du Christ, tandis que sa tour-clocher fortifiée, achevée en 1630, servait de point de repère maritime et de tour de guet.
La reconstruction partielle au XVIe siècle suivit un incendie en 1502, intégrant des éléments gothiques bretons comme les voûtes à ogives du porche ou les sablières sculptées de la charpente. La tour, sommée d’une flèche de granit en 1666, devint un symbole local avec la coutume du salut des navires : les cloches répondant aux coups de canon des bateaux partant en campagne. Classée monument historique en 1990, l’église abrite aussi des ex-voto maritimes (comme la maquette du Saint-Jean, frégate du XIXe siècle) et des statues classées, dont celles de saint Roch, patron des mariniers, et de saint Efflam, lié aux légendes des traversées de la Manche.
L’édifice, initialement chapelle dépendante de la paroisse de Ploemeur, devint église paroissiale en 1912 lors de la création de la commune de Larmor-Plage. Son intérieur présente une nef à trois vaisseaux, un chœur à chevet plat, et des retables baroques des XVIIe et XVIIIe siècles, dont un dédié à la Vierge à l’Enfant. La chapelle concurrença autrefois le pèlerinage de Sainte-Anne-d’Auray, attirant les fidèles jusqu’au XVIIe siècle. Aujourd’hui, elle reste un témoignage de l’histoire maritime bretonne, mêlant fonctions religieuses, défensives et symboliques.
Parmi les objets mobiliers remarquables, on compte une Vierge de Pitié du XVIe siècle (groupe sculpté de six figures), un Christ en bois polychrome, et une plaque commémorative de 1506 en granit. Les statues des apôtres (1518), classées en 1907, ornent le porche nord, tandis que des retables comme l’autel des Juifs (39 figurines) illustrent l’art religieux breton. L’église, propriété communale, conserve aussi des traditions comme les funérailles de figures locales, à l’image de celles du maître Cédric de Pierrepont en 2019.
Architecturalement, l’église allie des éléments défensifs (tour crénelée, contreforts) et religieux (charpente sculptée, vitraux). Sa localisation stratégique, à 200 mètres de la mer, en fit un repère pour les navigateurs entrant dans la rade de Lorient, formée par les estuaires du Scorff, du Blavet et du Ter. La devise locale, « Bon vent à qui me salue », rappelle cette fonction de signal maritime, tandis que les ex-voto (comme le Protecteur, vaisseau de 64 canons) témoignent des liens étroits entre la communauté et la mer.