Mention du prieuré 1285 (≈ 1285)
Visite pastorale de l'archevêque de Bourges.
1432
Commande de vitraux
Commande de vitraux 1432 (≈ 1432)
Rose ornée par un maître-verrier de Rodez.
1740
Fermeture du cimetière
Fermeture du cimetière 1740 (≈ 1740)
Interdiction par l'évêque d'ensevelir.
fin XVIIe siècle
Désaffectation
Désaffectation fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Abandon après construction nouvelle église.
23 octobre 1995
Classement MH
Classement MH 23 octobre 1995 (≈ 1995)
Protection des vestiges et du beffroi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges de l'église (cad. D 8) , avec son beffroi (cad. D 233) , avec leurs emprises au sol : classement par arrêté du 23 octobre 1995
Personnages clés
Archevêque de Bourges - Autorité religieuse
Mentionne le prieur en 1285.
Maître-verrier de Rodez - Artisan
Réalisa les vitraux en 1432.
Simon de Montfort - Seigneur militaire
Occupa la forteresse au XIIIe.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-Laval
L'église Notre-Dame-de-Laval de Peyrusse-le-Roc est un édifice gothique construit aux XIIIe et XIVe siècles, situé dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie. Elle se distingue par sa nef unique, son chœur polygonal et ses chapelles latérales, dont certaines étaient voûtées d'ogives ou en berceau brisé. La nef, quant à elle, ne semble pas avoir été couverte de voûtes d'ogives, comme le suggèrent les fouilles archéologiques. La façade ouest comportait une rose ornée de vitraux commandés en 1432, représentant des figures religieuses et des armoiries.
L'église était un prieuré dépendant de l'abbaye de Figeac, mentionné dès 1285 lors d'une visite pastorale. Elle fut désaffectée à la fin du XVIIe siècle après la construction d'une nouvelle église dans le bourg en 1680. Les ruines actuelles témoignent de son importance passée, liée à l'histoire minière de Peyrusse-le-Roc, connue depuis l'époque romaine pour ses mines d'argent, de plomb et d'antimoine. La forteresse locale, occupée par les Anglais en 1163 puis par Simon de Montfort, perdit de son influence à partir du XVIe siècle.
L'édifice, classé monument historique en 1995, inclut également un beffroi situé à proximité. Les vestiges conservés comprennent les fondations et des éléments architecturaux comme les chapiteaux romans, suggérant une première église antérieure à la reconstruction gothique. Le cimetière attenant resta en usage jusqu'en 1740, malgré l'abandon de l'église.
La construction de l'église actuelle, homogène malgré des ajouts de chapelles privées, est probablement intervenue entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Son déclin s'inscrit dans celui de Peyrusse-le-Roc, dont l'activité minière et stratégique diminua progressivement après le XVIe siècle.