Construction gothique initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de l'église dans un style gothique homogène.
XIVe siècle
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles XIVe siècle (≈ 1450)
Construction de chapelles latérales, probablement pour des fondations privées.
1680
Abandon de l'église
Abandon de l'église 1680 (≈ 1680)
Désaffectation de l'église après la construction d'une nouvelle église dans le bourg.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges de l'église (cad. D 8) , avec son beffroi (cad. D 233) , avec leurs emprises au sol : classement par arrêté du 23 octobre 1995
Personnages clés
P. Stephant
Architecte attribué à la reconstruction de l'église.
Archevêque de Bourges
Mentionne le prieur lors d'une visite pastorale en 1285.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-Laval
L'ancienne église Notre‑Dame‑de‑Laval se trouve à Peyrusse‑le‑Roc, dans le département de l'Aveyron (région Occitanie), et a été classée au titre des monuments historiques en 1995. Peyrusse‑le‑Roc est connue depuis l'époque romaine pour la richesse de ses mines d'argent, de plomb et d'antimoine ; sa forteresse subit un premier siège en 761, fut prise par les Anglais en 1163 puis occupée par Simon de Montfort, et la ville perdit de son importance à partir de la fin du XVIe siècle. L'édifice, aujourd'hui en ruines, est un grand exemple d'architecture gothique des XIIIe et XIVe siècles. L'église dépendait d'un prieuré de l'abbaye de Figeac ; le prieur est mentionné en 1285 lors d'une visite pastorale de l'archevêque de Bourges. Dédiée à Notre‑Dame, elle porte aussi les noms de Notre‑Dame de Laval ou du Val. Il semble qu'une première église ait existé à cet emplacement : deux chapiteaux romans y auraient été retrouvés. Une reconstruction est attribuée à P. Stephant, datée par certains de la fin du XIVe siècle mais qu'il paraît plus probable de situer à la fin du XIIIe siècle ou au début du XIVe. L'édifice présente une construction globalement homogène, à laquelle des chapelles ont été ajoutées, sans doute pour des fondations privées. En mauvais état dès 1669, l'église fut désaffectée à la fin du XVIIe siècle et définitivement abandonnée lors de la construction, en 1680, d'une nouvelle église dans la partie haute du bourg ; le cimetière attenant continua néanmoins à accueillir des sépultures jusqu'à l'interdiction prononcée par l'évêque en 1740. Le beffroi se situe à environ cent mètres de l'église.